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Huile immersion


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20 réponses à ce sujet

#1 paramécie

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    Acide aminé

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Posté 30 novembre 2010 - 07:20

Bonjour à tous,
Quelqu'un pourrait-il m'indiquer où trouver de l'huile à immersion type LMR25 en petit volume (20 ml)car on la trouve sur tous les sites en 500 ml... pour un amateur c'est un peu cher (+ de 100€ !!!)et volumineux ! A moins que quelqu'un connaisse un autre produit non toxique (à part l'huile de cèdre ).
A l'avance merci.
  • 0

#2 Michel

Michel

    Homo sapiens microscopicus

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Posté 30 novembre 2010 - 08:19

Bonjour,

http://cgi.ebay.fr/w...em=170573439243


Il y a de tout sur eBay!*

Cordialement.

* après la bague Canon et les clés Allen de 0.7 mmm , c'est à mon tour....
  • 0

#3 Jean Marie Cavanihac

Jean Marie Cavanihac

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Posté 01 décembre 2010 - 10:53

Bonjour,

ben,j'allais dire l'huile (essence de cèdre) que l'on truve facilement en pharmacie rayon huiles essentielles). Je m'en sert et cela marche très bien ! Il y a aussi en dépannage la solution de fructose saturée (mais c'est un peu plus collant !)

amitiés,
JMC
  • 0

#4 paramécie

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    Acide aminé

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Posté 01 décembre 2010 - 10:37

Bonsoir et merci pour vos réponses
Je crois que je vais en effet me "rejeter" sur l'huile de cèdre, j'ai lu quelque part qu'il s'agissait en fait d'huile de genévrier de Virginie, suffit-il de demander de l'huile de cèdre à la pharmacie ?
Merci d'avance
  • 0

#5 Jean Marie Cavanihac

Jean Marie Cavanihac

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Posté 02 décembre 2010 - 11:15

Bonjour,

je ne sais pas si c'est du genévrier mais sur la bouteille il y a écrit seulement "essence de cèdre" ! en tous cas cela fonctionner. Ne pas oublier d'essuyer les objectifs (avec un vieux mouchoir en fil par exemple) après usage sinon l'huile devient collante à la longue.


amitiés,
JMC
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#6 Michel

Michel

    Homo sapiens microscopicus

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Posté 02 décembre 2010 - 12:34

Bonjour,

Les huiles à immersion sont des mélanges, souvent gardés secrets par les fabricants.
Pour l'huile dite de Cèdre, il y a trois huiles dont l'huile de cèdre n'est pas la plus abondante.

Huile de Tacamahaca (ou huile tacamaque) (1) de Fagara octandra 29 volumes
Huile de cèdre du Juniperus virginiana (2) 22 volumes
Huile de ricin du Ricinus communis 14 volumes

En fait selon les sources d'approvisionnement des substances de base, les proportions doivent être ajustées pour obtenir le meilleur indice.
Les résines ou extraits végétaux étaient récoltés par les populations locales et voyageaient donc , la concentration en principe actif, n'était donc pas garantie.

Il faut faire la différence entre les huiles essentielles ou essences utilisées pour d'autres usages avec l'Huile de Cèdre pour microscopie.

Il est tout aussi difficile de connaitre la composition des huiles à immersion modernes dites synthétiques.

Cordialement.

(1) Tacamahaca ou Tacamaque (ancienne matière médicale). - Sorte de résine anciennement utilisée en médecine et qui provenait semble-t-il de différentes sources et particulièrement de quelques espèces d'Iciquier et de Calophylle. Une première espèce décrite par plusieurs auteurs sous le nom de résine animée, a été désignée sous celui de Tacamaque jaune huileuse par Guibourt, qui la confondait avec la résine animée produite par les iciquiers d'Amérique. Elle est un peu opaque ou transparente, d'un jaune quelquefois un peu rougeâtre, se laisse mâcher facilement en donnant une saveur douce et agréable, et a une odeur suave et assez forte. Il en existait dans le commerce une variété huileuse incolore qui a été vendue comme résine. élémi, et nommée aussi Encens de Cayenne; une variété jaune terreuse d'Afrique, attribuée à un Bursère, etc. Plusieurs espèces du genre Calophylle, le résine tacamahaca des Indes, le C. inophylle de la Réunion, entre autres, donnent encore une résine tacamaque verte, molle, gluante, connue sous les noms de Tam. de l'île Bourbon, Baume vert, Baume de Marie.

(2) appelé aussi Cèdre Vert rouge d'où le nom. (Mais ce n'est pas un Cèdre mais un Genévrier)
a ne pas confondre avec l'huile essentielle de cèdre issue du Cedrus atlantica
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#7 Michel

Michel

    Homo sapiens microscopicus

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Posté 03 décembre 2010 - 11:27

Re Bonjour,

Quelques points m'intriguent dans ma réponse précédente.

D'abord je voudrais lever quelques ambiguïtés.

Au niveau de des produits du Cèdre.(Juniperus et Cedrus)
- Huile de Cèdre épaisse pour microscopie. On devrait dire pour immersion.
- Huile de Cèdre proprement dite. Rentre dans la composition de l'huile de Cèdre pour microscopie.
- Essence de Cèdre ou Essence de bois de Cèdre. Est aussi extraite du Juniperus .Ne sert pas à l'immersion, mais à l'inclusion.
- Essence de Cèdre utilisée en parfumerie, cosmétologie, anti-insectes Il s'agit du Cèdre de l'Atlas
- Huile essentielle de Cèdre idem C'est le Cèdre de l'Atlas.

Maintenant un problème me turlupine.

On indique que l'Indice de réfraction de l' Huile de Cèdre est de 1.51, je suppose que c'est celui de l'huile pour immersion.
Or , comme nous l'avons vu, cette huile est un mélange dans lequel on trouve l'huile de Ricin dont l'indice est de 1.48 !
En ce qui concerne l'huile de Tacamaque, aucune doc ne me donne l'indice, de plus, ce produit peut provenir de différentes sources!

Donc, comment se fait-il, que l'on obtienne un plus élevé en mélangeant des huiles d'indice plus faible, à moins que l'huile de Tacamaque ait un indice plus élevé que l'huile de Cèdre.
Auquel cas pourquoi ne pas utiliser directement l'huile dont l'indice est le plus élevé?
(Je crois avoir une partie de la réponse, mais comme il y a trop d'inconnues, je m'abstiendrais de le faire)

D'un autre côté, pourquoi trois huiles, si une règle (ou une formule) donne l'indice résultant du mélange de deux substances?

Cela me conduit donc à formuler ma dernière question:

Quelle est la règle qui s'applique au mélange de deux substances d'indice de réfraction différents?

Cordialement.
  • 0

#8 Jean Marie Cavanihac

Jean Marie Cavanihac

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Posté 03 décembre 2010 - 12:50

Bonjour,

le mélange vise peut être a optimiser le produit viscosité/conservation etc... mais à moins d'avoir un chromatographe sous la main je pense que la composition exacte restera inaccessible !

J'avais posté il y a longtemps une expérience avec un flacon de solution saturée de fructose et on voyait que le compte goutte en verre à l'intérieur n'était plus visible ce qui voulait dire que l'indice de réfraction de la solution était proche de celui du verre.

amitiés,
JMC

edit: ici : http://forum.mikrosc...h=1
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#9 olevoux

olevoux

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Posté 03 décembre 2010 - 07:42

Bonsoir à tous,

Génial cette idée de solution de fructose, mais cela ne risque-t-il pas de faciliter un développement fongique sur la lentille ? N'est-ce pas un excellent milieu nutritif ?

Pour l'huile de cédre, je ne comprends pas bien toutes ces "recettes" qui n'ont rien à voir avec le cèdre. Une huile de cèdre devrait-être du genre "Cedrus" et puis c'est tout non ?
http://www.aroma-zon...cedre_atlas.asp

Après je veux bien imaginer que l'on ait cherché des recettes différentes à moindre coût en distillant d'autres plantes plus ou moins apparentées...

Après l'inconvénient de ces HE (Huiles Essentielles) c'est quelles sèchent et collent et la poussière doit s'y coller aussi.
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#10 Michel

Michel

    Homo sapiens microscopicus

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Posté 03 décembre 2010 - 08:09

Salut Olivier,

Après je veux bien imaginer que l'on ait cherché des recettes différentes à moindre coût en distillant d'autres plantes plus ou moins apparentées...

Non pas du tout, il ne faut pas commettre une erreur chronologique (ou historique).
Tu inverses la chronologie !
La microscopie avec immersion homogène date des années 18XX et la mode des huiles essentielles est beaucoup plus récente.
Comme de mettre de l'huile de cèdre (Cedrus) dans les shampoings.

Une huile de cèdre devrait-être du genre "Cedrus" et puis c'est tout non ?

Comme je l'ai indiqué l'huile de cèdre pour microscopie est constituée en partie d'huile de Cèdre Rouge de l' Est (Est Red Cedar (Juniperus virginiana) .
Elle a bien le droit de s'appeler comme cela non?
Et non de l'huile extraite du Cèdre (du Liban, de l' Atlas ou autre) Ce sont deux substances différentes.
Ce n'est donc pas pour faire des économies qu'on a mis de l'huile de genévrier mais pour des raisons techniques.
Maintenant si on veut utiliser des produits modernes, il faut utiliser des huiles synthétiques et là on entre dans de la chimie probablement du pétrole.(1)
Mais en connaitre la formule, d'une marque à l'autre elle change, c'est encore plus compliqué.
Dernière tendance : des huiles soit disant écologiques : http://www.labomoder...derne_607AG.pdf

Cordialement.

(1) "La composition de l'huile d'immersion a été modifiée plusieurs fois depuis son emploi pour répondre à un certain nombre de critères. D'abord et avant tout, elle doit posséder d'un certain nombre de propriétés optiques de réfraction, de dispersion, de transmission et de fluorescence. De plus, elle doit posséder une certaine viscosité, être peu volatile, non toxique, et aussi être stable à la température à laquelle on travaille dans la plupart des laboratoires. L'huile doit également être facile à enlever et ne pas endommager l'appareillage optique. A l'origine, les huiles d'immersion étaient fabriquées d'huiles naturelles comme l'huile provenant du bois de cèdre. Puis, on est passé aux huiles synthétiques basées sur le biphényle polychloré. Ce composant comporte des risques, de sorte qu'il a été remplacé il y a 20 ans par des paraffines chlorées. En août 97, cette composition a également été jugée dangereuse pour la santé et l'environnement par certains fabricants et Leica l'a remplacée par une composition à base de résines époxy liquides, à une concentration de plus de 80 %, pour pouvoir satisfaire aux propriétés optiques. A des concentrations aussi élevées, les résines époxy semblent fortement allergisantes (1). Trois mois après l'introduction de la nouvelle formule, on a constaté et publié les premiers cas d'allergie de contact chez des utilisateurs de microscopes (1-4)".
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#11 olevoux

olevoux

    Invertébré

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Posté 04 décembre 2010 - 06:35

Merci pour ta réponse circonstanciée Michel.

Il faut que je me fasse à l'idée que ce qui est appelée huile de cèdre est avant tout un mélange d'huiles naturelles comprenant donc notamment du genévrier de Virginie, mais pas de cèdre.

Je retiens donc que l'HE de cèdre est un pis aller, dont l'indice peut-être aléatoire.

Bref une nouvelle fois, trouver un produit de qualité, non toxique, techniquement performant n'est pas évident. J'essaierai le fructose à l'occasion.
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#12 Michel

Michel

    Homo sapiens microscopicus

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Posté 05 décembre 2010 - 10:45

Bonjour Olivier,


Je retiens donc que l'HE de cèdre est un pis aller, dont l'indice peut-être aléatoire.

Tu as peut-être raison.

J'ai insisté sur la dénomination et la nature du produit, mais je n'ai pas parlé de sa qualité.
Sur la nature et l'origine du produit (Huile de Cèdre pour microscopie ou plus précisément pour immersion homogène) on peut faire des recherches dans la littérature (scientifique) mais pour donner mon avis sur les différents produits il faut faire des mesures et des tests.
Je ne peux donc rien en conclure et surtout pas recommander (ou disqualifier) un produit par rapport un autre.

Qualité des produits:
- Il y a d'abord un distinguo à faire entre les différents "cèdres" comme nous l'avons vu (1) et donc être sûr que chacun parle de la même substance.
- Ensuite il faut faire un distinguo entre les termes Essence, Huile et Huile Essentielle qui font référence à des procédés d'extraction qui peuvent influer sur le produit final.
- Ensuite il faut faire un distinguo entre l'usage en optique (Immersion homogène) et en histologie (inclusion de coupes)
En dernier, il faut tenir compte de la durée et du mode de conservation du produit. En effet l'indice de réfraction du produit varie avec le temps par modification de sa composition (modification chimique) et sa concentration (évaporation).

Nous ne parlerons pas de l'huile ou essence pour l'histologie mais de l'huile pour immersion.

Qu'est-ce que l'immersion ? :
Rappelons une petite expérience: tout le monde a remarqué ou a appris qu'un objet microscopique observé à sec (je ne parle pas de l'objectif, mais de l'objet lui même!) ne permet pas de voir grand chose. Ceci est dû à la fameuse diffraction !
On prend vite l'habitude d'observer les objets entre lame et lamelle dans un milieu liquide. Cet usage commence avec les débuts de la microscopie.

IMMERSION A L'EAU
Certains esprits curieux, ont pensé à étendre ce procédé d'immersion de l'objet, à l'objectif lui même.
Ainsi sont nés les microscopes à eau, permettant d'observer des sujets directement dans leur milieu aquatique naturel. Il suffisait de modifier la forme du microscope et de le rendre étanche.
Dès 1844 Giovanni Amici utilise l'immersion de ses objectifs à l'eau et vers 1860 de nombreux constructeurs proposent des objectifs à immersion à l'eau.
Bien entendu d'autres ont essayé d'autres substances pour essayer d'obtenir de meilleurs résultats.

IMMERSION HOMOGENE
Si l'on pousse l'analyse des avantages de l'immersion à l'eau, on se rend compte que l'on peut encore améliorer la technique.
A ce stade, il faut avoir en tête ce qu'est l'indice de réfraction d'un milieu.

Si on arrive à avoir une continuité dans les indice de réfraction de la lamelle, du milieu d'immersion de l'objectif et du verre de la frontale de l'objectif, nous réalisons l' IMMERSION HOMOGÈNE.

A partir de la , le but est d'avoir un liquide d'immersion d'un indice de réfraction égal à celui des verres utilisés peu importe sa nature.

Cela débouche sur une autre notion.
Pour des raisons diverses, les constructeurs peuvent être amenés à fabriquer des objectifs de nature différente, et de frontales d'indice différent. Ces objectifs devront être utilisés avec des liquides d'immersion adaptés à ces objectifs.
La nature de l'objectif est connue par son utilisateur et la nature du liquide d'immersion est gravée sur l'objectif.

Différents objectifs et différents produits sont proposés, nous n'en ferons pas ici la liste, (plus tard) mais il faut signaler qu'il faut faire la différence entre :
- L'immersion à l'eau (historique) qui n'est pas homogène dont nous avons parlé.
- l'immersion à l'eau homogène avec des objectifs calculés pour l'eau (2)

Qualité des huiles : (et des milieux d'immersion)
- Les produits doivent être adaptés optiquement (indice) à leur objectif.
- Les produits doivent être compatibles avec l'objectif (ne pas l'abîmer) Il en est de même avec les produits de nettoyage de l'huile.
- Les produits bien entendu ne doivent pas être toxiques pour l'utilisateur.

PRATIQUE :

Sur le plan pratique, le mieux est de s'en référer aux recommandations du constructeur.
Pour les amateurs expérimentateurs, la voie nous a été indiquée par Jean-Marie avec son expérience des compte gouttes.Expérience remarquable.

D'une manière générale, si vous connaissez l’innocuité du produit par rapport à la lentille frontale, la monture et le ciment de l'objectif, vous pouvez procéder de la manière suivante:
Si vous connaissez la nature du verre de la frontale, vous pouvez dans une boite de Pétri, plonger un bout de verre de même nature.
Lorsque le verre disparaît (n'est plus visible) au regard, c'est que l'indice du medium est le bon.

Si vous ne connaissez pas précisément la nature du verre vous prenez une petite lentille en crown.
Un vieil objectif peut faire l'affaire.

Cordialement.


(1) Wikipédia :Le mot « cèdre » vient du latin cedrus, issu lui-même du grec kedros, qui désignait aussi bien le genévrier cade.
Le cèdre est l'arbre symbole du Liban et sa silhouette figure sur le drapeau du Liban.
En Guyane française, le terme « cèdre » recouvre un sens botanique très différent, tandis qu'au Canada, ce mot désigne souvent les thuyas

(2) Toutes les techniques d’immersion sont conçues pour réaliser l’ouverture numérique maximale de la lentille et augmenter la résolution. Dans l’imagerie des cellules vivantes, les cellules sont habituellement immergées dans un milieu de culture se trouvant dans une boîte de culture. Les zones d’intérêt peuvent se trouver de 50 à 200 micromètres du verre couvre-objet. Les objectifs à immersion à l'huile à grande ouverture numérique ne sont pas l’idéal pour observer les plans focaux qui ne se situent pas juste à côté du verre couvre-objet car les aberrations (en particulier les aberrations sphériques causées par les différences d’indice de réfraction dans le chemin optique) augmentent avec la profondeur d’imagerie. Lorsque des cellules doivent être observées en profondeur dans des tissus, les objectifs à immersion dans l’eau offrent des performances supérieures à celles des objectifs à immersion dans l'huile en termes de résolution et de correction des aberrations. Lorsque l’on utilise des objectifs à immersion dans l’eau, le chemin optique est symétrique : la lumière passe des cellules (aqueuses) au verre (lamelle) puis à l’eau (milieu d’immersion) pour revenir ensuite au verre (lentille de l’objectif). Les objectifs à immersion dans l’eau possèdent une O.N. légèrement inférieure à celles d’objectifs à immersion dans l’huile comparables mais permettent une imagerie à haute résolution à travers des couches aqueuses d’environ 200 micromètres d’épaisseur. D’autres avantages des objectifs à immersion dans l’eau résident en cela que, contrairement aux objectifs à immersion dans l’huile, ils ne nécessitent pas de nettoyage particulier, qu’il n’y a pas de risque de contamination du milieu physiologique et que l’eau ne possède pas de fluorescence inhérente qui pourrait compliquer l’interprétation des images.
http://www.nikoninst...mersion-a-l-eau

A suivre...
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#13 paramécie

paramécie

    Acide aminé

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Posté 05 décembre 2010 - 07:15

Hé bien dites donc !!!
Je ne pensais pas que ma question naïve allait déclencher une telle passion !!! La vente sur ebay s'est terminée, 15,5€ pour une petite fiole d'huile à immersion de 1961 à demi pleine...voilà un filon économique intéressant !!!
Je crois que je vais me rejeter sur l'huile de cèdre à la pharmacie, en testant le pharmacien avec le Juniperus de Virginie, nous verrons bien, sinon la LMR 25 n'a pas l'air trop mal mais 500 ml, j'en aurai pour 3 ou 4 générations...c'est une huile de synthèse qui remplace les huiles précédentes toxiques même par le contact avec la peau.
A vouloir être trop puriste on risque de ne plus rien faire, une goutte d'huile de cèdre devrait suffir !
"Qu'importe le flacon, pouvu qu'on ait l'ivresse..." à méditer. Je me trouve bien philosophe ce soir .
A plus tard et merci encore de répondre à nos questions avec une telle passion et un tel enthousiasme.
  • 0

#14 Gérard Weiss

Gérard Weiss

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Posté 07 décembre 2010 - 04:37

Bonjour à tous, Michel,

Donc, comment se fait-il, que l'on obtienne un plus élevé en mélangeant des huiles d'indice plus faible, à moins que l'huile de Tacamaque ait un indice plus élevé que l'huile de Cèdre.
Auquel cas pourquoi ne pas utiliser directement l'huile dont l'indice est le plus élevé?

L'utilisation d'un liquide d'immersion ne sert pas seulement à augmenter l'ouverture numérique d'un objectif. Il sert également à réduire, ou mieux supprimer, les aberrations se formant au passage de dioptres plans, par exemple verre -> air à la surface de la lentille frontale et air -> verre à la surface de la lamelle. Ces aberrations deviennent très importantes lorsque l'ouverture angulaire du faisceau lumineux est elle-même importante. Par exemple, si je prends un objectif classique 100x ON=1,30 calculé pour une huile d'immersion avec un indice de réfraction normalisé = 1,515 , le demi angle au sommet de ce faisceau lumineux est égal à arcsin(1,30/1,515) = 59,10° soit près de 60° !!!

Par conséquent, l'objectif étant calculé et corrigé pour une huile d'immersion d'indice normalisé, il est important que cet indice soit strictement respecté sous peine d'introduire des aberrations supplémentaires. Selon Gérard Wastiaux, formateur en microscopie et réparateur de microscopes, ce serait loin d'être la cas avec les huiles d'immersion bon marché et le même matériel donnerait alors des images de moins bonnes qualité. On comprend qu'il faille mélanger des substances bien définies avec des dosages précis pour obtenir cet indice normalisé de 1,515 avec une précision suffisante (je ne connais pas la tolérance admise). C'est parfaitement possible, mais c'est évidemment plus cher !
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#15 Michel

Michel

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Posté 07 décembre 2010 - 05:01

Bonjour Gérard,

Auquel cas pourquoi ne pas utiliser directement l'huile dont l'indice est le plus élevé?

Tu as parfaitement raison de relever cette phrase!
En effet c'est une erreur que je faisais autrefois et qui est remontée à la surface.
Tu as tout à fait raison de dire que le but n'est pas d'avoir une huile d'un indice le plus haut possible, mais une huile calculée pour un objectif donné.
(en principe DIN ISO 8036-1)

En fait la question que je posais était de savoir quelles étaient les lois concernant le mélange de substances d'indices différents.
La logique voudrait que des substances d'indice inférieur devraient faire baisser l'indice de substances d'indice supérieur quand elles sont mélangées.
D'où ma question, dans le cas où on utiliserait cette huile non pas pour l'immersion, mais pour des préparations permanentes (c'est ce que je fais toujours ) pourquoi ne mas utiliser directement l'huile du plus haut indice ?

Cordialement.
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#16 raphaelg

raphaelg

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Posté 26 octobre 2012 - 05:51

Et pourquoi ne pas utiliser la Glycerine ?
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#17 Michel

Michel

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Posté 26 octobre 2012 - 06:21

Tout à fait, son indice de réfraction (1.47) est proche de celui du verre (1.52).
Reste que je ne connais pas sa compatibilité avec les ciments des lentilles frontales.
  • 0

#18 raphaelg

raphaelg

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Posté 31 octobre 2012 - 04:09

Evidement, la compatibilité chimique est importante pour ne pas dégrader les objectifs !

Enfaite si je comprends bien, l’huile de Cèdre pour l’immersion est 100% Naturelle ? Du coup elle est surement moins toxique que les huiles synthétiques.

Par contre c’est difficile à trouver, j’ai fait toutes les pharmacies de Nantes et rien !
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#19 olevoux

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Posté 31 octobre 2012 - 05:02

Enfaite si je comprends bien, l’huile de Cèdre pour l’immersion est 100% Naturelle ? Du coup elle est surement moins toxique que les huiles synthétiques.
Par contre c’est difficile à trouver, j’ai fait toutes les pharmacies de Nantes et rien !


Moins toxique pour quoi ? l'homme ou les objectifs ? Le fait qu'elle soit naturelle n'indique en rien qu'elle soit ou non toxique pour l'homme ou les objectifs. Achète par internet ton huile tu vas gagner un temps fou et une huile concue pour l'immersion, contrairement à une huile de cèdre à usage thérapeutique te donne la garantie de compatibilité !
Amicalement
  • 0

#20 raphaelg

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Posté 31 octobre 2012 - 05:09

L'Huile à immersion "essence de Cèdre" composée d’Huile de Cèdre Rouge, Huile de ricin, et l’huile tacamaque me semblent moin nocive pour l’utilisateur que les huiles synthétiques aux biphényls polychlorés.
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#21 Michel

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    Homo sapiens microscopicus

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Posté 31 octobre 2012 - 07:49

Bonjour Raphael, tous,

Je comprends très bien tes préoccupations : pourquoi risquer de s'empoisonner quand on peut utiliser des produits naturels.
Mais est-ce la bonne problématique?

D'un côté, nous avons une huile synthétique composée d'une seule molécule et de l'autre un produit naturel composé d'une multitude de molécules qui ne sont pas neutres puisqu'on leur attribue des propriétés médicinales.
Un médicament n'est pas un produit neutre!

Veut-on soigner ses objectifs ou faire de l'immersion sans s'empoisonner?

Soyons réaliste.
On dépose une petite goutte d'huile sur une préparation, ensuite, en principe on ne s'en enduit pas les doigts, on ne l'avale pas.
Avec combien de gouttes d'huile est-on en contact dans une semaine, dans un mois, au cours de sa vie?

Dans un cas comme dans l'autre, si on ne lèche pas ses lames ou les objectifs pour les nettoyer, on cours bien moins de risques à faire de l'immersion que de respirer l'air du Métro ou l'air des villes .

Puisque c'est le principe de précaution qui va guider notre choix, j'opterais personnellement pour l'huile synthétique tant qu'on en trouve encore, ensuite, j'utiliserais celle qui se présentera , sans plus d'état d'âme.

Amitiés..

Pour votre curiosité, voici quelques formules "pour faire savant" et deux Pdf très instructifs que je vous recommande de parcourir.


Huile de Cèdre :
Sesquiterpènes : alpha-cédrène (31.6%), thujopsène (11.44%), cuparène (1.44%)
Sesquiterpénols : cédrol (22.07%)

Huile de ricin : acide ®-(+)-12-hydroxy-9Z-octadécénoïque.

Huile de Tacamaque:

http://fred.laure.fr...ese_f_laure.pdf

http://oatao.univ-to...1/andro_619.pdf
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