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Fabrication d'un microscope


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1 réponse à ce sujet

#1 goun83

goun83

    Nucléotide

  • Membre confirmé
  • 12 messages

Posté 28 janvier 2011 - 02:41

Suite à une question posée par Plouf :

Merci pour ces précieux liens! Je vais piocher dans tout cela. Mais tout d'abord, je voudrais te poser une question très basique: est-ce que cela signifie que mon appareil a une mécanique qui d'une façon générale est relativement similaire à certains de ces Olympus? Ou plutôt que des explications données pour ces Olympus je pourrai en déduire des indications pour un Bausch & Lomb.


Les microscopes optiques aujourd'hui sont pour la plupart fabriqués en Asie (ou au Japon pour les grandes marques comme Olympus, Nikon, ...)
Pour les modèles de base (microscope pour l'enseignement), pour tirer les prix vers le bas, les statifs sont fabriqués et assemblés en Taiwan, Chine... où la main d'oeuvre est la plus basse. Toutefois, la conception mécanique reste la même, les moules de fabrication, les machines, mais sans doute la qualité du métal (fonte, acier, aluminium ...) n'est pas la même que sur des microscopes de routine ou de recherche. Il en est de même pour les optiques (le polissage, l'assemblage et le contrôle) ainsi que pour l'usage du plastique dans de plus grand nombre d'accessoires. On pourrait parler de fabrication Low Cost.
Sinon celà ne voudrait plus rien dire.


Pour résumer les gammes de microscopes optiques:
- microscope d'enseignement (Low Cost) de 500 à 1500 €
- microscope de routine (usage quotidien),donc de meilleure fabrication,de 3000 à 10000 €
- microscope de recherche, de qualité identique au précédent, mais dont les accessoires font grimper le prix (Un objectif haut de gamme peut couter 5000€) jusqu'à des sommes indécentes (> 50000€).

Goun83
  • 0

#2 Michel

Michel

    Homo sapiens microscopicus

  • Membre confirmé
  • PipPipPipPipPipPipPipPipPipPip
  • 8 671 messages

Posté 28 janvier 2011 - 04:58

Bonjour,

J'adhère en tres grande partie à ce discours.
Je voudrais exposer un autre aspect du problème.

Historiquement, il était certains pays qui faisaient de la copie de matériel provenant de pays plus avancés qu'eux.
Dans le cas du microscope, il suffit d'acheter un appareil, de le démonter et de le reproduire à l'identique en faisant varier légèrement l'aspect général.
On comprends bien que dans ces conditions, les coûts de fabrication étant plus faible dans ces pays et toutes les études de recherche et développement été déjà été faites par les firmes du pays d'origine, les microscopes pouvaient se vendre bien moins cher.
De plus, cela faisait une belle propagande pour ces pays.

Pour la partie mécanique d'un microscope la copie ne pose aucun problème technique, il suffit de démonter et mesurer.
Pour la partie optique c'est rigoureusement la même chose.
Un objectif, même très complexe, se démonte.
Chaque lentille est mesurée en ce qui concerne ses rayons de courbure, les distances entre dioptres et les indices des matériaux.
Il ne reste plus qu'à la reproduire à l'identique ce qui est facile.
Il faut savoir qu'avant de proposer un objectif de très nombreux calculs sont nécessaires (je pourrais vous faire voir cela le cas échéant) et dans le cas d'une copie, on en fait l'économie.

Ce principe de copie ne concerne pas que l'optique bien entendu.
Les grands fabricants qui font les recherches, connaissent bien le phénomène de copie et essayent de mettre la barre le plus haut possible en utilisant des matériaux rares par exemple ou en employant des procédés de traitement de surface sophistiqués, de manière à toujours garder une certaine avance.

De temps en temps se produit une cassure. Par exemple le passage aux optiques corrigées à l'infini, qui ne seront copiées que bien plus tard.

Ceci explique très bien la différence de prix et aussi pourquoi la plupart du temps les grands laboratoires de recherche qui veulent le meilleur matériel acceptent d'acheter des instruments qui paraissent hors de prix pour les petits labos et même les amateurs.

Justement, pour les amateurs, beaucoup plus soigneux que certains employés de laboratoires ou étudiants, peuvent utiliser des microscopes bien moins chers sans pour autant être pénalisés par leur moins grande robustesse.

Toutefois, il y a des limites à ne pas franchir pour un amateur, celle qui sépare les vrais microscopes des microscopes de bazar.

Cordialement.
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