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apiocystis brauniana


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6 réponses à ce sujet

#1 solito de solis

solito de solis

    Homo sapiens microscopicus

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Posté 15 avril 2013 - 07:40


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#2 Jean Marie Cavanihac

Jean Marie Cavanihac

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Posté 16 avril 2013 - 04:16

Bonjour,

trés étonnante cette algue ! belle observation rare...

amitiés,

JMC
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#3 solito de solis

solito de solis

    Homo sapiens microscopicus

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Posté 17 avril 2013 - 07:01

Merci JMC
c'est un bel hasard sans doute, je n'ai jamais vu auparavant un tel "truc" et si je n'étais en quête de thecamoebiens vivants, je n'aurais sans doute pas prêté attention à cela
Le prélèvement a été effectué au milieu des grenouilles des etangs du Val Saint Lambert à Seraing en belgique.

Je me demande et je ne trouve pas l'info... si les algues utilisent une ampoule qu'elles fabriquent ou si elles trouvent
une thèque vide de cyphoderia ampulla par exemple (ou autre)

D'autre part je cherche une réponse à ceci
Quelle est la pression exercée sur le couvre-objet lorsqu'il est déposé sur la goutte sur la lame ?
Mon observation est la suivante: j'ai observé des lames préparées sans adjonction de gélifiant ou fixateur, juste la goutte d'eau
entre lame et lamelle, et ce à 90 degrés par rapport à l'horizontale (à la verticale donc)
pour voir si il y avait prédilection pour une direction qui serait favorisée par la pesanteur lors du mouvement des ciliés
Et l'observation confirme ce que je pressentais: l'inclinaison de la lame ne change pas le mouvement des protozoaires: ils sont toujours
aussi libres, sans être affectés, semble-t-l par la force gravitationnelle. Ce qui m'invite à penser que lorsque je les observe normalement
à l'horizontale, ils ne sont pas plus à l'horizontale que cela et que leurs mouvements sont juste conditionnés pas l'espace parfois ténu entre lame et lamelle
(sauf lorsque j'utilise l'hématocytomètre)... je m'en vais donc imaginer qu'un jour il sera possible de voir les protozoaires se mouvoir
en 3d avec des microscopes qui respecteraient leurs 3 degrés de liberté de mouvement) sachant que ce que je vois déjà à l'horizontale devrait être semblable à ce que je verrais
à la verticale.
Donc ma question est:
Si quelqu'un sait quelle est cette pression exercée sur la lamelle, quelle serait la taille minimale d'un protozoaire pour être plus directement influencée par la gravité ?
amicalement
solito de solis

Modifié par solito de solis, 17 avril 2013 - 07:02 .

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#4 Jean Marie Cavanihac

Jean Marie Cavanihac

    AUTEUR-MODERATEUR

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Posté 17 avril 2013 - 10:09

Bonjour,

voila une intéressante question.. Je pense que compte tenu de la petitesse des organismes les forces de tension superficielle (et la densité des organimes proche de celle du milieu) sont beaucoup plus influentes que la pesanteur. Quand à la pression exercée par la lame, le problème est complexe: le liquide n'étant pas compressible, il déborde donc de la lamelle et il doit s'établir un équilibre entre le poids de la lamelle, la poussée d'archimède (qui arrive à faire flotter la lamelle sur la goutte), et la tension superficielle du liquide..

Pour la 3D il suffit de voir bouger une amibe (sans lamelle au dessus) et constater que certains pseudopodes deviennent flous car ils s'avancent vers l'objectif pour être certain que le monde des protozoaires n'est pas plat !

en tout cas un sujet de réflexion intéressant..

Amitiés,
JMC
  • 0

#5 Michel

Michel

    Homo sapiens microscopicus

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Posté 17 avril 2013 - 10:49

Bonjour Michel-Marie, JMC, tous,

L'observation est très intéressante (comme d'habitude !), mais les observations n'ont vraiment d'intérêt que si on se pose des questions.
La question mérite d'être approfondie et je pense qu'il faudrait faire appel à un physicien pour ne pas trop dire de bêtise.
Comme je ne le suis pas, mes réflexions, mes remarques ne sont pas des réponses définitives, mais plutôt des pistes.

Pour l'a pesanteur :
Je pense que l'attraction par la terre sur un micro-organisme ne doit pas être bien grande , mais il faut la mettre en relation avec la masse du micro-organisme.
Suffit-elle à le faire tomber vers le centre de la terre.
Oui certainement dans le vide, mais dans un milieu liquide, de part sa viscosité, j'ai des doutes que l'attractions soit suffisante.
Je pense même comme Jean-Marie, qu'elle ne l'est pas.

Par contre pour la pression de la lamelle, je pense qu'à l'échelle du micro-organisme, elle est "énorme".
Je n'en veux pour preuve l'expérience des deux lames collées.
Si on applique fortement deux lames de verre (réputées pour être planes) il est impossible de les "décoller" en forçant, sans les casser.
On explique cela par le "vide" créé entre les deux lames et la pression atmosphérique qui s'exerce sur le verre.
Au fur et à mesure que l'eau entre lame et lamelle s'évapore, l'espace diminue et "a priori" la pression exercée sur la lamelle augmente.
Non pas parce que la pression atmosphérique augmente, mais parce que la contre-pression sous la lamelle diminue, jusqu'à obtenir à l'extrême imite, lame et lamelle collées...
vous me suivez?

Si quelqu'un sait quelle est cette pression exercée sur la lamelle,

Oui, comme nous venons de le voir, c'est la pression atmosphérique, plus la masse elle même de la lamelle, mais compensée par la présence d'eau, (comme le dit Jean-Marie), en dessous.
Pour citer des chiffres (excusez-moi, je suis de la vieille école) la pression atmosphérique est en moyenne de 760 mm Hg )
Cela correspond à une colonne de mercure de 76 cm de haut, soit encore 1 Kg par cm2 soit pratiquement la surface d'une lamelle !
Un Kg donc sur la lamelle.

Bien cordialement;
  • 0

#6 solito de solis

solito de solis

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Posté 17 avril 2013 - 02:27

Merci pour ces prémisses de réponse très prémices
effectivement la pression sur la lame devrait être de 1 kg/cm² ce qui est à répartir sur la goutte d'eau
qui a sa viscosité et sa tension superficielle pour contrecarrer cette force
Il se fait que les microorganismes non pourvus de leur thèque ou d'un exosquelette plus rigide sont composés d'environ 98% d'eau
on peut envisager qu'ils passent inaperçus dans leur milieu du moins tant que la goutte est effectivement répartie sur toute l'aire
et qu'ils font "un" avec le milieu. Il n'y aurait donc qu' un zeste de force gravitationnelle dont useraient plus intelligemment alors les diatomées et d'autres organismes possédant
un truc du genre squelette siliceux
J'ai remarqué (et vous aussi sans doute) que plus la goutte se restreint et plus les organismes ralentissent leurs mouvements
(fatigués ? ou immobilisés par cette pression qui semble être démesurée)
puis ils finissent souvent par imploser avant que d'être "au sec"
Je pense aux thèques des thecameobiens. Lors de leur élaboration, leurs propriétaires constructeurs seraient ils
conscients de la pression de colonne d'eau au niveau de l'endroit du plan d'eau que ces thèques vont devoir supporter ?
La forme des thèques seraient elles dès lors significative de quelque chose ?
J'ai observé hier un curieux manège, un strombidium coincé dans une thèque d'euglyphe genre Nebela
avec sa couronne ciliée qui dépassait de la boîte et qui lui permettait, pauvre bête, de circuler comme si de rien n'était, comme à l'accoutumée, follement
mais en quelque sorte "habillé" dans ce qui deviendra son cercueil de gravier.
Ce qui m'épata c'est bien le fait que le strombidium possédait la même vivacité "habillé" que ses consoeurs qui voyageaient autour de "lui"
soit que le poids de la thèque d'emprunt (strombidium bernard l'ermite) ne le dérangeait nullement
Rien n'était perdu: rotation, translation, arrêts brusques, redépart. Sauf que coincé comme il était il ne pouvait plus se fixer pour "tourner sur place"
Dommage que je ne l'ai pas filmé... je me sentais un rien indécent devant le malheur de ce brave acrobate.
Enfin, tout cela... alors que le printemps fait éclater les bourgeons
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#7 Michel

Michel

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Posté 17 avril 2013 - 08:40

Re,

Très intéressant sujet que celui de la physique des micro-organismes.
Si quelqu'un a des informations, je suis preneur.
Que de questions ces observations suscitent!
Quelle est la masse d'une bactérie, d'un protiste?
Quelle énergie faut-il à ces micro-vies pour se déplacer?
Et je ne parle pas des mécanismes qui aboutissent à des choix , des décisions(de déplacement).
Quelle est la place de la programmation génétique dans leur comportement, quelle est la place d'un éventuel libre-arbitre...
Et puisque les bourgeons éclosent, quelle est l'énergie qui fait monter la sève dans un arbre de 20-30 mètres de haut quand il n'y a pas encore de feuilles...

Mais c'est un autre sujet.

Bien cordialement.
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