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De quoi s’ agit - il ?


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2 réponses à ce sujet

#1 Dominique.

Dominique.

    Poisson

  • Membre AUTEUR
  • PipPipPipPip
  • 455 messages

Posté 02 janvier 2018 - 11:07

De quoi s’ agit  - il ?

 

Indice : L’  un des deux produits  vient d’être interdit   en France et en Angleterre depuis le 1  janvier 2018.

 

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Réponse  1 page plus bas

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les abrasifs  contenus dans les  dentifrices .     ici  photos du contenu de  deux marques  différentes

 

Les microbilles viennent  d’être interdites en France  et dans  de nombreux autres pays . Ces microbilles posent   un  problème  écologique  important.   Par contre  les  minéraux  broyés  ne le sont pas.
On peut lire que la taille de ces particules   est entre 5 et 150 µm  - On constate ici que leur  taille  peut être  encore plus  petite .

 

Quelques informations  sur ce   sujet :

Les microbilles  des  dentifrices  et des produits cosmétiques

https://fr.wikipedia...le_de_plastique

http://www.huffingto..._n_8355020.html

On peut trouver de 137 000 à 2,8 millions de microbilles dans une bouteille de 150 ml d’exfoliant pour la peau. Selon un résumé scientifique réalisé par Environnement Canada, on en trouve dans les produits pour la douche et le bain, les nettoyants pour le visage, les crèmes, les désodorisants, les fonds de teint, les vernis à ongles, les ombres et fards à paupières et à joues, les lotions pour le rasage, les produits moussants pour le bain, les colorants capillaires, les insectifuges, les dentifrices, les mascaras, les produits de soins pour bébés et les lotions solaires.

 

Ce que le règlement ne couvre pas

 

Les microbilles sont aussi utilisées dans plusieurs domaines industriels, qui ne sont pas couverts par le projet de règlement à l’étude. Elles servent de matériaux abrasifs pour le sablage et l’exploration pétrolière ou gazière. On les retrouve aussi dans les procédés d’impression de textiles et la fabrication de pièces moulées pour automobiles, ainsi que dans la conception d’antidérapants. Elles ont aussi une utilité en recherche biotechnologique et biomédicale. Le projet de règlement ignore aussi plus largement l’ensemble des microplastiques qu’on trouve dans l’environnement – fragments, résidus, granules et fibres, qui comptent pour une part importante des polluants trouvés dans les océans.

Leur petitesse les empêche d'être filtrées lors de leur passage en usine de traitement des eaux usées. Problème: une fois en mer, ces microparticules ont un comportement un peu particulier.

"Elles jouent un rôle de transport des contaminants, comme un buvard", explique au HuffPost François Galgani, chercheur à l'Ifremer. "Ces billes de plastique servent de support à des espèces, qui peuvent se propager d'un bout à l'autre de la planète", détaille-t-il. Ces espèces peuvent être des microbes qui, lorsqu'ils arrivent dans un milieu inconnu, peuvent déséquilibrer la faune et la flore locale, et contaminent plages et fonds marins.

 

Les microbilles contribuent à la pollution des océans, qui sont déjà envahis par le plastique. Rien qu'en 2010, 8 millions de tonnes de plastique ont fini leur vie dans les océans. Cette quantité pourrait être décuplée d'ici à 10 ans.

 

                                   Dominique  .


  • 0

#2 solito de solis

solito de solis

    Homo sapiens microscopicus

  • Membre confirmé
  • PipPipPipPipPipPipPipPipPipPip
  • 1 630 messages

Posté 03 janvier 2018 - 12:18

@Dominique

Sujet intéressant préoccupant même...

Je constate que dans la plupart des ruisseaux et rivières que j'explore, il y a des petits déchets de plastiques ou de feuilles d'aluminium...

J'ai des photos de cassets (étui) de larves de trichoptères qui incluent de pareils fragments. Et on en trouve aussi dans les tripes de bon nombre de larves aquatiques et donc

s'il reste des poissons... dans le corps des poissons, qui finiront dans la bouche du martin-pêcheur ou du cormorant 

Et comme il semble que la population entomologique a décru de 70 % en Allemagne et en Suisse, sans doute aussi en France, malgré les indices biotiques "de bonne qualité"...

 

alors nous pourrions peut-être compter sur la nature elle-même qui ne stagne pas... comme ici avec ces bactéries que vous connaissez bien sûr

et qui digèrent patiemment les Polyéthylènetéréphtalate (PET)

 

 

 

 Découverte de la bactérie Ideonella sakaiensis

On ne connaissait jusqu'alors que quelques champignons capables d'une dégradation enzymatique du PET, n'ouvrant pas de perspective d'utilisation pratique.

Une équipe de chercheurs japonais a donc étudié des populations microbiennes naturelles cultivées dans un milieu contenant du PET. Ils ont ainsi découvert une nouvelle espèce de bactérie aérobie Gram moins, qu'ils ont baptisé Ideonella sakaiensis, qui a pour propriété de pouvoir utiliser le PET comme source majeure d'énergie et de carbone. Pour cela, cette bactérie rejette dans son environnement deux enzymes différentes capables d'hydrolyser le PET en acide téréphtalique et en éthylène glycol. La première est une PETase capable de générer l'intermédiaire acide mono(2-hydroxyéthyl) téréphtalique (MHET). Cet intermédiaire est ensuite hydrolysé en acide téréphtalique et en éthylène glycol par une MHET hydrolase.

Si la dégradation est relativement lente (il a fallu 6 semaines pour dégrader un fragment de PET grand comme un ongle), c'est cependant largement plus rapide que le temps de dégradation dans la nature.

 

 Une nouvelle espèce potentiellement utile qui pose des questions

Cette découverte est importante à deux titres. D'un point de vue scientifique, la nature des enzymes découvertes est très nouvelle. Ainsi la PETase n'a que 51 % d'homologie avec les enzymes connues qui lui sont les plus proches. Plus étonnant encore, le PET étant une création humaine il n'est trouvé dans la nature que depuis 70 ans. Dès lors, comment se fait-il qu'il existe une espèce bactérienne qui possède un équipement enzymatique à même de dégrader cette substance ? Cette bactérie a-t-elle évolué dans ce laps de temps lui permettant d'utiliser cette nouvelle source de carbone et d'énergie ? Les chercheurs n'ont à l'heure actuelle pas la réponse, mais cette nouvelle espèce de bactérie pose donc des questions passionnantes dans le domaine de l'évolution.

Bien évidemment, la découverte de cette espèce bactérienne ouvre également la porte à une possible utilisation pour lutter contre l'accumulation des déchets plastiques, à l'image de l'exemple similaire d'utilisation de bactéries qui dégradent le pétrole lors des marées noires.
On peut également envisager pouvoir se servir de ces bactéries pour découper le PET en monomères, puis recycler ces monomères pour fabriquer à nouveau du plastique sans avoir besoin de pétrole.

 

cordialement

SDS

 

et pour les amateurs d'engliche

un article concernant la bactérie issue de l'intestin de certains vers indiens ( larve de Plodia interpuctella) qui est capable de digérer les PE

 

http://phys.org/news...astic.html#nRlv

 

 


Modifié par solito de solis, 03 janvier 2018 - 12:26 .

  • 0

#3 JPL80

JPL80

    Nucléotide

  • Membre confirmé
  • 34 messages

Posté 03 janvier 2018 - 08:26

Très intéressant!

Merci à vous-deux.

JPL80


  • 0




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