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DLC (Diffracted Light Constrast) selon Piekos


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23 réponses à ce sujet

#1 Pierre Houssin

Pierre Houssin

    Invertébré

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Posté 12 décembre 2006 - 10:59

(Merci à un modérateur de corriger le sous-titre par "une nouvelle méthode d'éclairage qui ne respecte pas Köhler")

Eprouvant des difficultés à mettre en pratique les différentes méthodes d'éclairage (COL, Flèche de Mathias...), principalement par manque de temps (il faut beaucoup tatonner pour trouver les bonnes formes/tailles) et par l'impossibilité de positionner proprement un dispositif au plus de près de la lentille inférieure du condenseur (d'autant plus que c'est un condenseur BF/DF/PC volumineux), je me suis intéressé à cette méthode inventée et formalisée par Mr Piekos ces dernières années.

Cette méthode est spécialement adaptée à l'observation du vivant sans préparation sur des microscopes abordables, tout en atteignant des résultats étonnants : un article de l'auteur démontre que l'on dépasse les limites de résolution admises depuis Abbe ! Un véritable pavé dans la mare dont on a pas fini de débattre : encore faut il que d'autres chercheurs arrivent à reproduire ce gain de résolution...

La méthode :
- procéder à la mise au point sur son sujet et aux réglages habituelles (Köhler)
- ouvrir à fond les diaphragmes de champ (sur l'éclairage) et d'ouverture (sous le condenseur)
- positionner au plus près de l'éclairage un dispositif de forme convexe près du centre optique
- dérégler la hauteur du condenseur jusqu'à ce que le bord du dispositif devienne flou et génère un fond diffus bleuté
- le sujet apparait dans cette zone bleutée en relief, avec une profondeur de champ importante mais pas excessive

Il faut tatonner pour rechercher le rayon de courbure idéal du dispositif convexe : dans mon cas, j'ai pris ce qui me tombait sous la main, il est donc possible de faire beaucoup mieux. Ce que je ferai dès que j'en trouve le temps.
Mais l'excitation m'a poussé à vous faire part de cela dès maintenant pour que chacun teste cette méthode.

Voici mes premiers essais : cellules juguales fraiches, clichés ToUcam Pro II, objectif Zeiss Neofluar Ph2 x40/0.75, condenseur achromatique aplanétique, images brutes, seuls diffèrent les réglages propres à chaque méthode

Dispositif
dispositif.jpg

Champ clair
BF.jpg

DLC
DLC1.jpg

DLC2.jpg

Contraste de phase
PC.jpg

Contraste de phase oblique (décentrement de l'anneau de phase du condenseur)
OPC.jpg


Il faut noter que les résultats du DLC sont bien meilleurs à l'oeil qu'à la webcam.
A première vue, les résultats ressemblent à du COL mais différent par le réglage du condenseur, lequel est déréglé au sens de Köhler.

Sur ce, je vais me laver les dents :)

Source :
http://groups.yahoo....roup/Microscope
Références bibliographiques :
- Microscopy Research and Rechnique 1999
http://groups.yahoo....enhancement.pdf
- Brevet US 2003
http://www.pat2pdf.o.../pat6600598.pdf
- Microscope Today 11-2006
http://pantheon.yale.edu/~wbp2/DLC.pdf

Modifié par mPx, 13 décembre 2006 - 07:09 .

  • 0

#2 Michel

Michel

    Homo sapiens microscopicus

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Posté 13 décembre 2006 - 07:33

onjour Pierre,

Merci d’apporter un peu d’air frais au Forum !
Voilà un type de sujet que j’adore.
On y trouve des idées nouvelles à confronter avec ce qui est déjà connu, dans un esprit de faire avancer les choses. Alors, est-ce une idée géniale à laquelle personne (ou presque) n’avait pensé ou bien une mauvaise interprétation d’un phénomène connu ? En tout cas, c’est certain, les résultats ne sont pas pour le moment convaincants.
Mais ce ne sont que les tous premiers !
Je suppose que, même si les moyens mis en œuvre sont simples, le protocole doit être rigoureux et une maitrise de celui-ci doit être requise.
Un vaste sujet est ouvert.
Un seul bémol dans ce beau tableau : les références sont dans une langue étrangère. Dommage que je ne puisse pas en profiter.

Cordialement.
  • 0

#3 Pierre Houssin

Pierre Houssin

    Invertébré

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Posté 13 décembre 2006 - 08:16

Bonjour,

Apparté :
il est vrai que la langue universelle de la recherche est l'anglais.
Pour celles et ceux que cela gêne, il existe une solution pour traduire les fichiers pdf :
- ouvrir le pdf avec Acrobat reader
- Menu, Fichier, Enregistrer au format texte
- ouvrir le fichier résultant
- copier son contenu dans un traducteur tel que Google Translate
Ce n'est pas parfait mais cela peut aider les non anglophones.

Il existe aussi la conversion en ligne en HTML ou TXT sur le site d'Adobe
  • 0

#4 Alain Baumgarten

Alain Baumgarten

    Eucaryote

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Posté 13 décembre 2006 - 08:28

Bonjour le Forum,
... à Pierre

Certes le procédé mérite d'être approfondi pour vraiment juger ... ce qui m'interpelle le plus c'est qu'avec cette méthode DLC tes photos, Pierre, semblent faire apparaître une vision 3D.
Est-ce le cas à l'oculaire et comment se transforme cette image lorsque l'on fait varier le réglage de mise au point ?

En tout cas, très intéressant ;)
Amicalement
ALAIN
  • 0

#5 Pierre Houssin

Pierre Houssin

    Invertébré

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Posté 13 décembre 2006 - 08:34

Tout à fait,

je constate à l'oculaire et à la webcam un effet 3D, c'est un des objectifs de la méthode.
Un autre effet très bénéfique est la profondeur de champ gagnée.
Lorsqu'on bouge la mise au point, l'image se décale latéralement, ce qui est assez surprenant : cela est dû au mode d'illumination très particulier utilisant des rayons obliques et diffractés.
  • 0

#6 Michel

Michel

    Homo sapiens microscopicus

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Posté 13 décembre 2006 - 08:38

...

il est vrai que la langue universelle de la recherche est l'anglais

Sans vouloir ouvrir une polémique, je ne suis pas d’accord !
L’Anglais n’est pas une langue universelle, mais une langue dominante, autrement dit qui implique un rapport de force. Je ne suis pas de ceux qui baissent les bras sinon, comme il existe déjà des sites de microscopie en anglais (ou anglo-américain) je n’aurais jamais dépensé autant d’efforts (dans tous les sens du terme) à faire ce forum. Prendre quelques cours m’aurait été plus simple.
Si vous voulez parler une langue « universelle » commencez à apprendre le chinois.. vous aurez quelques longueurs d’avance.
Gag mis à part défendons, faisons rayonner le Français. Je crois que déjà MikrOscOpia , grâce à vous, a une bonne place dans le concert international, ce n’est pas le moment de baisser les bras.

Pour celles et ceux que cela gêne, il existe une solution pour traduire...

Autrement dit, démerdez-vous !

Cordialement.
  • 0

#7 Christian Aubert

Christian Aubert

    Homo sapiens bricolus

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Posté 13 décembre 2006 - 08:50

Bonjour à tous,
Pierre,

Je ne vois pas trop la différence entre DLC et COL …. ?
J’utilise le même genre de méthode (cf ci-dessous) pour mes COL
Quelle est la différence ?

Amitiés

col_cp1.jpg
  • 0

#8 Pierre Houssin

Pierre Houssin

    Invertébré

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Posté 13 décembre 2006 - 06:15

Quelle est la différence ?


Le réglage de hauteur du condenseur et le fait de mettre le dispositif sur le diaphragme de champ.
Ceci dit si on est satisfait du COL, pourquoi faire du DLC ?
A priori, si on atteint le meilleur du DLC, on dépasserait les limites de résolution théorique de la microscopie optique traditionnelle : voir les clichés édifiants de l'article de novembre 2006 qui parlent d'eux-mêmes.
  • 0

#9 Jean Marie Cavanihac

Jean Marie Cavanihac

    AUTEUR-MODERATEUR

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Posté 14 décembre 2006 - 08:28

Bonjour à tous,

le problème commun de ces éclairages 'spéciaux" c'est :

1- qu'ils font intervenir la géométrie du système d'éclairage ce qui peut donner des résultats différents selon les microscopes
2- qu'ils sont "opérateur dépendants" en d'autres mots que le coup de main de l'utilisateur joue pour beaucoup : on ne se trouve plus dans un choix binaire (comme un centrage d'anneaux de phase : anneau bien centré ou non) mais dans une multitude de possibilités...
3- qu'ils privilégient une direction de contraste (comme l'Hoffman) ce qui peut conduire à des estimations fausses de la géométrie de l'objet...

sans pour autant en faire l'objet de communications internationales (!) je pense cependant qu'il y a beaucoup à expérimenter en matière d'éclairage : je compte faire des essais en éclairage quasi monochromatique par led bleue qui - théoriquement devrait permettre d'améliorer le pouvoir séparateur ... (image en noir en blanc cela va de soi !, de plus la caméra N&B est en général plus sensible que les caméras couleurs .)

amitiés,
JMC
  • 0

#10 Christian Aubert

Christian Aubert

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Posté 14 décembre 2006 - 09:47

Bonsoir à tous,
Pierre et J-M,

…Le réglage de hauteur du condenseur et le fait de mettre le dispositif sur le diaphragme de champ.
… Il faut tatonner pour rechercher le rayon de courbure idéal du dispositif convexe


Du moment que le diaph. de champ est complètement ouvert, je ne suis pas certain de la différence * entre placer la "lune" comme tu l'as fait ou la placer un peu plus haut dans le porte filtre ?
* Mise à part la taille de la dite lune
Il resterait donc plus que le réglage de hauteur du condo qui différencierait les deux systèmes …
Quoi-que, il m’arrive de le bouger aussi pour mes COL, je fais donc du DLC sans le savoir :lol:
Non, j'imagine qu'il y a un calcul sérieux de positionnement derrière tout ça !?

Amitiés

Modifié par Christian Aubert, 14 décembre 2006 - 09:54 .

  • 0

#11 Pierre Houssin

Pierre Houssin

    Invertébré

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Posté 14 décembre 2006 - 10:37

Quoi-que, il m’arrive de le bouger aussi pour mes COL, je fais donc du DLC sans le savoir


il semblerait

Non, j'imagine qu'il y a un calcul sérieux de positionnement derrière tout ça !?


je ne sais pas si tu as lu tous les documents cités mais d'après ce que j'ai compris, même pas : cela semble empirique
  • 0

#12 1217

1217

    Procaryote

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Posté 14 décembre 2006 - 11:49

Du moment que le diaph. de champ est complètement ouvert, je ne suis pas certain de la différence * entre placer la "lune" comme tu l'as fait ou la placer un peu plus haut dans le porte filtre ?
* Mise à part la taille de la dite lune
Il resterait donc plus que le réglage de hauteur du condo qui différencierait les deux systèmes …
Quoi-que, il m’arrive de le bouger aussi pour mes COL, je fais donc du DLC sans le savoir
Non, j'imagine qu'il y a un calcul sérieux de positionnement derrière tout ça !?

Amitiés


Si, il y a une différence entre le COL et le DLC ... dit-on !
Dans un cas on utilise un bord concave, dans l'autre cas un bord convexe. La différence réside dans le fait que le bord concave donne des rayons convergents, dans l'autre cas des rayons divergents.
Le DLC repose essentiellement sur le principe des rayons divergents.
J'ai un article mathématique sur le principe, mais plus indigeste que cela ... tu meurs
Pour les téméraires : Ma page Web

Pour le reste, j'abonde dans le sens de ce qui a déjà été dit; rien de cela n'est applicable "tel quel" à n'importe quel microscope.
En bref, c'est très joli de faire un descriptif fut-il (j'ai pas dit futile) mathématique sur une hypothèse, autre chose est de le formaliser dans un système cohérent applicable sur l'ensemble des combinaisons optiques.

Autrement dit, tant qu'à présent, malgré les développements mathématique ... c'est de la bricole.

Amicalement, **
  • 0

#13 Michel

Michel

    Homo sapiens microscopicus

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Posté 15 décembre 2006 - 09:45

Bonjour à tous,
Bonjour Alain,


Dans un cas on utilise un bord concave, dans l'autre cas un bord convexe. La différence réside dans le fait que le bord concave donne des rayons convergents, dans l'autre cas des rayons divergents.

Je ne suis pas revenu sur les problèmes de langue étrangère, mais voilà que maintenant on nous bombarde avec des textes bourrés de « formules mathématiques à la Bogdanov » !
Je suis désolé de ne pas partager cette haute culture, mais le rôle de ceux qui maitrisent le sujet n’est-il pas de mettre leurs connaissances à la portée de tout un chacun (du forum) ?
En tout cas c’est ce que je m’efforce de faire avec MikrOscOpia.

Donc je pose une question de profane, n’ayant pas eu la chance de lire (et de profiter) des articles cités en référence, dans le texte.
Comment un masque dont le bord est concave, pourrait-il donner des rayons convergents et l’inverse pour des bords convexes ? Fig 6, 7 et 8.

Curieusement.
  • 0

#14 1217

1217

    Procaryote

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Posté 15 décembre 2006 - 06:02

Bonsoir à tous,
Bonsoir mpx,

J'avais prévenu que c'était indigeste

Non, voici un petit résumé sur la diffraction et l'importance de la forme d'un écran mis sur le trajet d'un rayon lumineux.

Tout bord d'écran situé sur le passage d'un rayon lumineux provoque un phénomène de diffraction, chaque point de ce bord se comportant comme une source secondaire.
Les rayons émis par ces sources secondaires vont interférer et provoquer l'apparition de franges, franges qui matérialisent cette interférence et signent la diffraction
Le moyen le plus simple de visualiser le phénomène est celui des trous ou des fente de Young.
On prend un morceau de papier opaque ou un bristol mince et une aiguille fine, on fait deux trous très petits et très près l’un de l’autre (diamètre et distance de l’ordre du dixième de millimètre).
A travers ces trous on regarde une source lumineuse de forte intensité aussi ponctuelle que possible. On voit une petite tache ronde, entourée d’anneaux pas toujours bien visibles (un filtre rouge améliore l'effet), la tache étant striée de fines rayures perpendiculaires à l’alignement des trous, rayures d’autant plus écartées que les trous sont plus proches : ce sont les franges d’interférence.

C’est le phénomène de diffraction qui permet l’observation des franges, puisqu'en théorie, en raison de la propagation rectiligne de la lumière, les deux faisceaux passant par les trous ne devraient pas avoir de zone commune et donc ne devraient pas interférer.
La propagation rectiligne de la lumière est perturbée par les bords des orifices ; cet effet est d’autant plus sensible que l’orifice est moins grand par rapport à la longueur d’onde.
Ces effets de diffraction limitent le pouvoir séparateur des instruments d’optique, microscopes ou télescopes (d'ou la course aux grandes ouvertures).
Dans le cas d'un bord convexe, chaque source secondaire à tendance à diverger des sources voisines (propagation rectiligne de la lumière) la propagation se fait selon la droite joignant le point du bord considéré et le centre de courbure de ce bord.
Dans le cas d'un bord concave, chaque source secondaire à tendance à converger.
Dans le premier cas, on diminue les franges d'interférence, dans le second on les augmente.

Interférentiellement, **


  • 0

#15 Michel

Michel

    Homo sapiens microscopicus

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Posté 16 décembre 2006 - 11:30

Bonjour tous,
Bonjour **,

D’abord je tiens à préciser pour ceux qui ne l’auraient pas compris que je n’interviens dans ce type de sujet surtout pas dans un esprit de polémique, même si parfois, il y a un peu d’humour dissimulé, mais avec l’esprit de Candide qui prêche l’innocence pour faire ressortir les contradictions et faire avancer sa compréhension (du sujet) !

Revenons donc à nos interférences.
Je crois qu’il n’est pas besoin de rappeler ce que sont les interférences lumineuses, sinon, il y a du travail sur la planche. Tous les bouquins d’optique en parlent. Par contre, il serait plus amusant puisque nous avons tous des microscopes et des moyens de prise de vue, de faire quelques expériences simples..

Donc tout le monde sait plus ou moins que chaque élément du système d’éclairage, ou chaque point de l’objet observé est susceptible de provoquer des interférences avec toute partie voisine de l’élément ou tout point voisin du sujet.
Mais cette constatation ne nous renseigne en rien sur la qualité de l’image observée ni de sa résolution.
Il y a même une contradiction dans ton discours, puisqu’il est admis d’une part le rôle de l’ouverture dans le sens où si celle-ci est plus petite, plus grandes sont les interférences et la diffraction et pour corolaire une dégradation de l’image et d’autre part le fait de positionner un écran qui n’a pour autre effet que de diminuer cette ouverture et d’augmenter les interférences et la diffraction.
D’ailleurs c’est bien ce que l’on constate avec les images de Pierre, une image dramatiquement dégradée.

Donc à mon avis l’explication par la présence de franges d’interférence créées par l’écran ne constitue pas un avantage par rapport à son absence.

Si avantage il y a dans le dispositif il ne réside pas dans la présence de franges, mais plutôt par la maitrise de ces franges, ce qui n’est pas démontré.

Maintenant qu’en est-il de la convergence des sources ?
Cela veut dire quoi en langage compréhensible ?
Cela voudrait’ il dire qu’un écran de forme concave aurait le même rôle qu’une lentille convergente ?
Bizarre !
En quoi les sources, si sources il y a, serait-elles convergentes ou divergentes selon la courbure du bord d’un écran ? Elles convergeraient vers quoi ?
Quelles seraient la relation entre cette convergence et une éventuelle amélioration de la résolution de l’image.

Dernière question soulevée par Pierre.

l'auteur démontre que l'on dépasse les limites de résolution admises depuis Abbe !
Peut-on concevoir un dispositif quelconque dépassant la théorie sans remettre en cause cette théorie ?
Je crois que dans ce cas, il faut immédiatement attribuer un prix Nobel à l’auteur.
Je dirais pour conclure que toute l’industrie de la microélectronique (téléphone portable, ordinateur etc) repose sur ces fameuses lois qui définissent le pouvoir résolvant d’un objectif et que pour fabriquer un microprocesseur ou tout autre microcomposant électronique, on utilise un microscope appelé pour la circonstance photorépéteur, mais un microscope quand même ! Ce microscope qui admet une image à l’entrée, côté oculaire, restitue une image très fortement réduite côté objectif.
Toute cette industrie est basée sur une seule théorie jamais remise en cause qui définit le pouvoir séparateur de l’objectif.

Voir ces trois liens Français et tout à fait digestes.

http://www.recherche...38_43p_fr52.pdf

http://www.bibscienc...df/l1t3p367.pdf

http://www.cemes.fr/...hographie_1.pdf

Résolument.
  • 0

#16 1217

1217

    Procaryote

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Posté 17 décembre 2006 - 01:42

Bonjour tous,
Bonjour **,

Il y a même une contradiction dans ton discours, puisqu’il est admis d’une part le rôle de l’ouverture dans le sens où si celle-ci est plus petite, plus grandes sont les interférences et la diffraction et pour corolaire une dégradation de l’image et d’autre part le fait de positionner un écran qui n’a pour autre effet que de diminuer cette ouverture et d’augmenter les interférences et la diffraction.

Résolument.



Ben non il n'y a pas contradiction, plus tu augmentes l'ouverture plus tu augmentes la divergence, puisque dans le cas du microscope comme du téléscope tu ne peux avoir affaire qu'à des bords ... concaves. COL et DLC ne sont que des artifices, dans le cadre classique TOUS les bords sont concaves.

Le but d'un écran à bord convexe n'est pas d'augmenter la diffraction, au contraire.

Je crains que dans le problème présent, la première chose soit de se faire une raison sur certains points. Si l'on augmente le contraste, on diminue la résolution, si l'on augmente la résolution, c'est au détriment du contraste, si l'on préfère mettre le paquet sur la résolution, ce sera au pris de la définition.
Y'a pas de miracle en optique, jamais vous n'aurez un appareillage vous fournissant l'image la plus définie, la plus contrastée avec la résolution maximum. Chaque technique vous donne un maximum dans sa zone de compétence, elles ne sont pas superposables. Lorsque vous utilisez une technique, ce n'est pas pour faire "mieux" qu'avec une autre technique, c'est "pour voir autre chose", avoir un autre aperçu. Aucun appareillage ne vous fera la superposition de toutes les techniques d'imagerie, c'est dans votre tête qu'il faut reconstruire la totalité.
Simple exemple, les images en MEB de Frédéric ... merveilleuses ... oui, merveilleuses mais tout dépend de ce que je veux savoir, de ce que je veux voir; elles ne remplacent en aucun cas de simples observations en photoniques, avec coloration, sans coloration, en contraste de phase, en interférentiel, en fond noir etc ....
Arrêtons de mettre en compétition les techniques, chacune d'entre elle nous apporte ce qu'elle peut, rien de plus, rien de moins.

Amicalement
  • 0

#17 Claude Brezisky

Claude Brezisky

    Reptile

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Posté 17 décembre 2006 - 09:21

Bonjour à tous,

Je suis peut être à coté de la plaque, mais voici la description du condenseur de mon Olympus BH :
Le diaphragme du condenseur est monté sur un tiroir:
• Lorsqu'il est en position normale, j'ai une image plane
• Lorsqu'il est en position tiré, j'ai une image en relief
Dans la 1ere position les réglages sont classiques, dans la 2eme position, il faut en restant dans l'éclairage Kohler, varier la position du tiroir et l'ouverture des 2 diaphragmes pour arriver à une image en relief avec un bon contraste et une bonne netteté.

Sur mon Zeiss sortant d'un laboratoire de pétrographie et donc équipé pour la polarisation, j'obtiens la même chose en décalant le filtre qui est sous le condenseur, entre la lame de polarisation et le diaphragme.

Peut importe le nom que vous donnez à cet éclairage, mais les observations sont très agréable en relief.
Amicalement
Claude
  • 0

#18 Michel

Michel

    Homo sapiens microscopicus

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Posté 17 décembre 2006 - 11:48

Bonjour **,

Puisque tu parles de télescopes, je pense que tu as entendu parler de l’obstruction centrale...

Y'a pas de miracle en optique, jamais vous n'aurez un appareillage vous fournissant l'image la plus définie, la plus contrastée avec la résolution maximum..
Si, justement, cela s’appelle l’éclairage de Köhler. Le principe de cet éclairage adopté par tous les constructeurs est de trouver le meilleur compromis entre un éclairage totalement incohérent le seul offrant le maximum de résolution et un éclairage cohérent assurant un meilleur contraste mais en augmentant la diffraction qui peut créer des artefacts sous forme de structures inexistantes.
L’éclairage de Köhler a été inventé justement pour concilier ces deux exigences en apparence contradictoires, celle de la résolution et celle du contraste ; le maximum de résolution compatible avec le meilleur contraste.
Cela va sans dire que ce n’est pas le maximum de résolution possible et le maximum de contraste possible, mais c’est le résultat le plus exploitable possible.

Cela ne veut pas non plus dire qu’en dehors de cet éclairage, plus rien n’existe.
Le contraste de phase et les contrastes interférentiels apportent des compléments à l’observation en lumière blanche. Ils exploitent d'autres propriétés de la lumière que les propriétés géométriques.

Alors comment classer dans ce tableau, les éclairages obliques ?
Je pense que le bénéfice qu’ils apportent est dû à un phénomène très simple à expliquer qui est celui des ombres portées. Prenons un exemple tiré de l’astronomie, celui de l’observation de la lune. (Mais qui pourrait être remplacé par un autre exemple moins connu mais équivalent, celui de l’ombrage en microscopie électronique).
Si vous observez un relief lunaire un pic par exemple alors que le soleil est au zénith, parfois vous ne le distinguez pas s’il est à la limite de la résolution de l’instrument. Par contre, si l’éclairage solaire est rasant, vous allez le voir.
En fait, il faut s’arrêter sur cette vision.
Vous ne voyez pas tout à coup le pic qui est toujours à la limite de résolution de l’instrument, mais son ombre au sol (couchée) bien plus grande que lui donc nettement visible elle.
Ne confondons pas en microscopie le détail lui-même et son ombre ! Dans le cas de détails périodiques on pourrait conclure à des lignes ou des quadrillages (diatomées) alors qu’il n’y a que des points.
Je ne pense donc pas que les éclairages obliques, même s’ils sont parfois agréables à utiliser, apportent un supplément de résolution à l’image et que les lois actuellement admises soient dépassées. Avec en plus les inconvénients d’une obstruction centrale.

Cordialement.
  • 0

#19 1217

1217

    Procaryote

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Posté 17 décembre 2006 - 02:44

Bonjour à tous, bonjour mPx,

Je n'ai jamais dit que l'éclairage de Köhler n'était pas un bon compromis, mais ce n'est qu'un compromis. Le problème est toujours le même, faire un choix de ce que l'on veut mettre en évidence, le contraste, la définition, la résolution ? Selon le choix, il faut sacrifier un des autres paramètres.
L'éclairage de Köhler est un bon compromis, mais il ne peut pas tout. Si je veux observer le mouvement brownien, j'utiliserai l'éclairage à fente de Siedentopf et Zygmondi, certes je ne distingue pas la particule (résolution et définition zéro) mais je vois son mouvement (technique improprement baptisée ultramicroscopie)
Quant à la notion des ombres portées, il ne faudrait quand même pas trop généraliser, le contraste interférentiel de Nomarski et le contraste de phase (Abbe) n'ont rien à voir avec des ombres portées, il s'agit bel et bien d'un déphasage d'onde.
Dans les deux cas d'ailleurs, il s'agit d'un contraste de phase, dans le cas de Abbe avec une onde dédoublée, dans le cas de Nomarsky avec deux ondes de même dans celui de Michelson.

Pour revenir à l'éclairage de Köhler, c'est aussi un des moyens, il n'est pas le seul; l'éclairage critique de Dujardin, le seul qui soit réellement incohérent à tous les niveaux du chemin optique est tout aussi performant, c'était le préféré de Monsieur Langeron.

Pour les téléscopes, ben oui là aussi il s'agit de compromis, l'obstruction centrale due au miroir secondaire et à l'araignée affecte les performances de l'instrument. La tâche d'Airy, symétrique et homogène dans le cadre d'un instrument sans obstruction centrale subit des déformations (par franges d'interférence) de plus en plus prononcées en fonctions du pourcentage de l'obstruction induite dans l'instrument, là aussi il faut choisir.
Il n'y a pas qu'à ce niveau d'ailleurs; en astronomie deux défauts inhérents sont l'astigmatisme et la coma, si l'on corrige l'astigmatisme, on augmente la coma, si l'on corrige la coma on augmente l'astigmatisme. Une fois de plus, tout dépend de ce que l'on veut observer et mettre en évidence.

En résumé, je signe et persiste, il n'y a pas de microscope universel : toutes les techniques d'observation ont leur utilité en fonction de ce que l'on observe et en fonction de ce que l'on veut mettre en évidence.

Confocalement (on n'a pas parlé du microscope confocal )

**


  • 0

#20 Michel

Michel

    Homo sapiens microscopicus

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Posté 17 décembre 2006 - 04:58

Re

Quant à la notion des ombres portées, il ne faudrait quand même pas trop généraliser, le contraste interférentiel de Nomarski et le contraste de phase (Abbe) n'ont rien à voir avec des ombres portées,

Qui a parlé d’ombres portées au sujet du contraste de phase de Zernike (prix Nobel) ( et non Abbe) et du DIC ? Pas moi.

En résumé, je signe et persiste, il n'y a pas de microscope universel.

Je n’ai jamais dit qu’il existait un microscope universel. Mais un éclairage optimisé.
Quant à l’éclairage dans la flamme de Dujardin (ou de Nelson), je ne pense pas qu’il ait beaucoup d’avenir.
La plupart des laboratoires ont des becs bunsen, et pourtant je n’ai pas encore vu de microscope éclairé au gaz. D’ailleurs Dujardin n’a jamais connu l’éclairage électrique, alors, avait-il le choix ?

Je crois que l’on s’éloigne du sujet !

Cordialement.
  • 0

#21 Marc Peltier

Marc Peltier

    AUTEUR

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Posté 18 décembre 2006 - 12:44

Bonjour à tous,

Juste mon petit grain de sel : On fait un excellent éclairage critique du type "dans la flamme" (sans flamme bien entendu) en utilisant un morceau de plexiglas opale de 4mm d'épaisseur au moins, contre lequel est placée une powerLED (Luxéon ou autre). On obtient une tache lumineuse parfaitement incohérente, utilisable sur une quinzaine de mm de diamètre, ce qui d'ailleurs, selon la puissance du condenseur, peut exclure les objectifs faibles.

Le plexi opale est vendu avec une protection pelable, qui une fois otée révèle une surface parfaite sur laquelle on peut focaliser sans inconvénient. En effet, comme vous le savez, dans l'éclairage critique, la source est focalisée dans le champ.

C'est tout simple et, à mon avis, très beau, mais uniquement en champ clair sans technique additionelle de contraste. Pourquoi s'en priver?



Amicalement,

Marc
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#22 Michel

Michel

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Posté 18 décembre 2006 - 02:53

Bonjour Marc,

Merci pour ce tuyau.
A part un petit bout de verre d'ampoule électrique pas très plat, je n'ai jamais rien trouvé de tres satisfaisant.
Pourrais-tu nous donner une adresse pour ce plexi?

Cordialement.
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#23 Marc Peltier

Marc Peltier

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Posté 18 décembre 2006 - 04:56

Bonjour Michel,

adresse pour ce plexi?


A Paris, l'éternel WEBER, ou le BHV. Partout ailleurs avec de la chance dans les grandes surfaces de bricolage. C'est assez courant, ça sert à faire les caissons lumineux pour la publicité, les enseignes, les tables lumineuses... Chercher de ce côté-là.

Bonne chasse!

Marc
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#24 Michel

Michel

    Homo sapiens microscopicus

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Posté 18 décembre 2006 - 05:03

Re:

Ok je vois, genre négatoscope !
J'en ai même en stock.

Cordialement.
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