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Cilié.....Paramecium caudatum ?


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2 réponses à ce sujet

#1 Abel Lear

Abel Lear

    Procaryote

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Posté 22 novembre 2009 - 10:57

Salut le forum:

je crois qu'ils sont paramecium caudatum; est-il correct ?; ils procèdent d' eau stagnante d'une rivière avec des algues pourries. Les photos ont été prises avec DIC NOMARSKI et 40X.

6.jpg

Et une autre photo

19.jpg

Et l' autre.

51.jpg
  • 0

#2 Michel

Michel

    Homo sapiens microscopicus

  • Membre confirmé
  • PipPipPipPipPipPipPipPipPipPip
  • 8 671 messages

Posté 23 novembre 2009 - 04:54

Bonjour Abel,

Toujours de l'excellent travail, merci pour tout ce plaisir.

Je n'ai pas le temps pour regarder ta question de près alors je te donne quelques extraits du Dragesco.





Sous-ordre des Peniculina.

FAMILLE DES PARAMECIIDAE

Genre Paramecium Hill, I752


Les Paramécies sont des Ciliés Hyménostomes pourvus d’une cavité pré-buccale équatoriale
profonde. La ciliature orale est constituée par trois "polycinéties" adorales : deux péniculus et
un quadrulus ainsi qu’une membrane parorale discrète. La ciliature somatique dessine des sutures
pré- et post-orales. Des trichocystes fusiformes sont toujours présents. Les vacuoles pulsatiles sont
au moins au nombre de deux et sont souvent pourvues de canaux collecteurs très apparents.
Certaines espèces sont très communes et ont fait l’objet de nombreuses recherches. La structure
buccale a été précisée surtout par ROQUE ( 1961) mais avait déjà été entrevue par GELEI (1934).

Tableau_X.jpg


Paramecium bursaria Focke, 1836 (Pl. 76 A à E)

SYNONYMIES : Loxodes bursaria Ehrenberg (1831);Bursaria chrysalis fa. viridis Ehrenberg 1831).
BIBLIOGRAPHIE : KLEIN( 1927), WENRICH(1 928), EHRET et POWERS (1959),YUSA( 1957):ROQUE (1961).
DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE : cosmopolite; signalé en Afrique par DRAGESCO(1 970) et NJINÉ
(1978) : Cameroun, Ouganda, Tchad, Bénin.

MORPHOLOGIE
Forme et dimensions : caractéristique par sa forme tronquée et sa couleur verte (Zoochlorelles).
Taille moyenne : L : 85 à 150 pm (105 à 146 pm à Cotonou).
Infraciliature somatiaue :Décrite par KLEIN dès 1927. Cinéties dorsales plus ou moins méridiennes
et bipolaires. Infraciliaire ventrale plus serrée, méridienne en arrière dë la cavité tjuccale, ou
s’affrontant légèrement au niveau de la suture post-orale. La suture pré-orale décrit une ligne à
courbure inversée, les cinéties droites l’atteignent presque perpendiculairement. L’argyrome est
en fines mailles hexagonales.
Infraciliature buccale : ouverture buccale sub-équatoriale. L‘infraciliature adorale est constituée par
deux péniculus de quatres cinéties chacun (cependant certains individus peuvent montrer un
nombre variable de cinéties) et un quadrulus constitué de quatre cinéties, présentant une courbe
peu apparente. A droite, la cinétie parorale est constituée de dix ou douze cinétosomes seulement.
Organelles cytoplasmiques : nombreux trichocystes ectoplasmiques.
Vacuoles contractiles : au nombre de deux, situées aux tiers antérieur et postérieur et pourvues
de six canaux collecteurs chacune.
Appareil nucléaire :caractéristique : un macronoyau de grande taille (28 à 45 pm, m : 33 µm, n =
13 pour les individus de Cotonou) et un micronoyau volumineux de type "compact" (WENRICH,
1928), enclavé dans la partie antérieure du noyau. Au Bénin, les micronoyaux mesuraient de 10
à 18 µm (m : 13 pm, n = 13).

DISCUSSION
plus grande que la moyenne des individus type et son micronoyau est de taille gigantesque.
I1 existe en Afrique au moins deux variétés de P. bursaria. L‘une d’entre elles est légèrement plus grande
que la moyenne des individus type et son micronoyau est de taille gigantesque.

Paramecium aurelia Ehrenberg, 1838 (Dujardin, 1841) (Pl. 76 F à L)

SYNONYMIES : Paramecium chrysalis O. F. Müller, 1786?
BIBLIOGRAPH: WIEW ENR(I19C2H81 , GELE(I1 934 a), HYMAN(1 9401, YUSA (1957), ROQUE( 1961),
DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE : cosmopolite. En Afrique, signalé au Cameroun, Tchad et Bénin
(DRAGESCO, 1970, 1972 a).

MORPHOLOGIE
Forme et dimensions :corps fusiforme avec la partie antérieure plus élargie (Pl. 76 G). Dimensions
variables = L : de 120 à 170 µm.
Infraciliature somatique : constituée par de nombreuses cinéties bipolaires à cinétosomes doubles
(accompagnés par un sac parasomal). Sur la face dorsale, les cinéties sont presque méridiennes.
Sur la face ventrale, la disposition est plus compliquée : disposées obliquement les cinéties droites
affrontent la suture pré-orale suivant un angle de 25” tandis que les cinéties gauches sont presque
perpendiculaires à cette même suture. En outre, les cinéties droites sont presque parallèles à la
suture post-orale tandis que les gauches l’affrontent suivant un angle inférieur à 45”. Malheureusement,
il n’y a pas concordance entre la description de ROQUE (19611, ses propres microphotos
et la figure inédite (Pl. 76 G) de FRYD-VERSAVAEL . Au demeurant, il est très difficile de vouloir
schématiser l’orientation des cinétosomes chez les Paramécies. Au niveau de la région orale, les
cinéties s’incurvent de plus en plus, s’ordonnent en arc de cercle et s’emboîtent les unes dans les
autres, en décroissant de longueur à mesure qu’elles s’enfoncent dans la cavité buccale. Le passage
des cinéties somatiques aux cinéties, qu’on a appelées, à tort, vestibulaires, est progressif (ROQUE,
1961 ) . Argyrome en mailles hexagonales. Cils caudaux plus longs.
Infaciliature buccale : constituée, comme chez toutes les Paramécies, par deux péniculus de
4 cinéties chacun, juxtaposés et décrivant une spirale. Le péniculus ventral (Pl) est plus court. La
longueur de P2 est de 19 µm en moyenne. Les deux péniculus sont suivis par un quadrulus (HYMAN,
1940),désigné autrefois sous le nom de Virermembranen ou Vierteilige membran (GELEI 1954).
Le quadrulus est constitué de 4 cinéties grossièrement équidistantes, aux cinétosomes très
apparents (au nombre de 60 environ). C‘est l’équivalent du péniculus No 3 des Frontonia. La
cinétie parorale est très courte et comprend quinze cinétosomes (qui élaborent les némadesmes
qui arment le cytopharynx). On constate un désaccord important entre les auteurs ayant compté
(statistiquement) les cinétosomes de la cinétie parorale : YUSA (1957) : toujours 22 (très spécifique),
ROQUE (1961) : 15, une douzaine sur les souches de Yaoundé. On peut donc se demander quelle
est la valeur taxinomique de ce caractère.
Organelles cytoplasmiques : nombreux trichocystes sous-cuticulaires fusiformes.
Vacuoles contractiles : deux, chacune recevant huit canaux radiaires courts.
Cytoprocte : ligne argyrophile soulignant la suture post-orale.
Appareil nucléaire : macronoyau compact, ellipsoïdal accompagné par deux micronoyaux du type
dit (( vésiculeux )) (WENRICH1,9 28) mesurant 3 à 5 µm. Leur diamètre semble variable : 3 à 5 pm
pour ROQUE( 1961), WICHTERMANN (1953) et VIVIER (1974) 1,5 à 2,4 µm seulement pour les
souches de Yaoundé.

DISCUSSION
On sait que P. aurelia est le Cilié le mieux connu et qu’on a pu définir 14 espèces génétiques
qu’il semble impossible de différencier morphologiquement. Pourtant l’étude morphologique de
P. aurelia nous semble loin d’être complète. Beaucoup de données manquent encore et il existe
des divergences de vue entre les auteurs. I1 se peut que les souches africaines soient des
morphotypes distincts. P. aurelia mériterait donc d’être réétudié à l’aide d’imprégnation par le
carbonate d’argent ammoniacal en faisant appel à toutes les ressources de la biométrie modeme.

Paramecium caudatum Ehrenberg, 1838 (Pl. 77 A, B, C )

SYNONYMIES : P . aurelia O. F. Müller, 1786.
BIBLIOGRAPH:IE W ENRICH(1 928),YUSA( 1955), ROQUE( 1961), FERNANDEZ-GALIANO (1980 b)
DISTRIBUTIOGÉNO GRAPHIQUE : cosmopolite, très commun. En Afrique, signalé à Yaoundé, au Tchad
et en Ouganda (DRAGESCO 1970, 1972 a et B ), NJINÉ (1978).

MORPHOLOGIE
Forme et dimensions : se distingue de P. aurelia par une partie terminale plus conique et une taille
plus grande (L : 160 à 300 µm, m : 200 µm ).
Infraciliature somatique : proche de celle de P. aurelia : cinéties méridiennes sur la face dorsale,
cinéties ventrales montrant une certaine dissymétrie par rapport à la suture pré-orale. Pas de
cinéties post-orales : en arrière de la bouche, les cinéties droites contoument l’ouverture péristomienne
et forment, avec les cinéties gauches un système symétrique par rapport à la suture
post-orale (ROQUE, 1961 1.
Infraciliature buccale : deux péniculus longs et déliés, constitués par quatre cinéties. Le péniculus
ventral est presqu’aussi long que le péniculus dorsal. Le péniculus P2 mesure 23 µm de long. Le
quadrulus est constitué par quatre cinéties et présente une courbure importante. Son extrémité
postérieure remonte ventralement et dépasse légèrement le niveau terminal des peniculus.
La cinétie parorale est bien visible et compte un nombre variable de cinétosomes : 14 à 22
pour les souches du Cameroun, 30 selon YUSA ( 1955).
Organelles cytoplasmiques : nombreux trichocystes sous-cuticulaires.
Vacuoles contractiles ;deux comme chez P. aurelia mais pourvues de six à huit canaux collecteurs
très apparents.
Appareil nucléaire ;un macronoyau ellipsoïdal de 50 à 60 m et un seul gros micronoyau de type
" compact" pouvant atteindre 8 pm de diamètre (WENRICH 1928)

DISCUSSION
Les exemplaires de P. caudatum du ameroun étaient plutôt petits (160 µm) et leur
micronoyau mesurait seulement 3,5 µm de diamètre.
Voir FERNANDEZ-GALLIANO (1980 b) pour des détails concernant l’infraciliature buccale P.
caudatum.


PARAM_1.jpg

- PLANCHE 76
A, Paramecium bursaria Focke, 1836 : aspect général, sur le vivant. B, infraciliature ventrale de P.
bursaria. C, infraciliature ventrale d’une autre souche de P. bursaria. D, infraciliature buccale de P.
bursaria. E, appareil nucléaire de P. bursaria du Bénin. F, Paramecium aurelia Ehrbg., 1838 : aspect
général, sur le vivant. G, infraciliature ventrale de P. aurelia. H, autre interprétation de l’infraciliature
ventrale de P. aurelia. I, infraciliature buccale de P. aurelia. J, polycinéties buccales de P. aurelia. K,
cinétie Darorale et némadesmes de P. aurelia. L, arg-yr ome de P. aurelia.
A et F : inspiré de WICHTERMAN (1953),B . D. G : ori inaux d’après FRYD-VERSAVEL:, original,
C, H, I. K, L : d’après ROQUE (19611, ?: d’après DRAGESCO (1970).
B. C, D. G, H, I, J, K : imprégnations au nitrate d’argent.

Paramecium pseudotrichium Dragesco, 1970 (Pl. 77 F, G, H)

SYNONYMIE:S n éant.
BIBLIOGRAPHIE : DRAGESCO(1970).
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE : décrit des environs de Yaoundé.

MORPHOLOGIE
Forme et dimensions ; forme ovalaire, petite taille : L : 90 à 100 µm.
Infraciliature somatique ; une soixantaine de cinéties plus ou moins bipolaires. Sutures peu
apparentes : la suture antérieure (pré-orale) est presque droite et les cinéties sont peu sécantes:
la suture post-buccale est presque inexistante.
Infraciliature buccale : deux péniculus de quatre cinéties chacun (P2 est plus long que PI et mesure
19 µm). Quadrulus relativement court et bien régulier. Cinétie parorale assez courte constituée de
12 cinétosomes.
Organelles cytoplasmiques ; nombreux trichocystes ectoplasmiques.
Vacuoles contractiles : au nombre de deux mais dépourvues de longs canaux collecteurs. A leur
place, on observe 3 à 4 vésicules satellites ou 3 très courts canaux.
Appareil nucléaire : macronoyau plus ou moins globuleux de 15 pm de diamètre entouré par 2
à 4 micronoyaux de 1’5 pm de 0.

DISCUSSION
L‘espèce de Cotonou rappelle beaucoup le classique P. putrinum (= trichium) et aussi le P.polycarium
des auteurs mais s’en distingue par toute une série de caractères.

PARAM_2.jpg

PLANCHE 77
A, Paramecium caudatum Ehrenberg, 1838: aspect général, sur le vivant. B, infraciliature buccale de
P. caudatum. C, appareil nucléaire de P. caudatum du Bénin. D, Paramecium woodrufi Wensich, 1928 :
aspect général, sur le vivant. E, appareil nucléaire de P. woodrufi. F, Paramecium pseudotrichium
Dragesco, 1970 : aspect général, sur le vivant. G, infraciliature buccale de P. pseudotrichium. H, appareil
nucléaire de P. pseudotrichium. I, Paramecium africanum Dragesco, 1970 : aspect général, sur le vivant.
J, infraciliature buccale de P. africanum. K, appareil nucléaire de P. africanum.
A : modifié d’après GREU (1973) et WICHTERMAN (1953). B, F, G, H, I, J, K : d’après DRAGESCO (1970),
C : original, E : d’après AGAMAUEV (19781, D : d’aprss WICHTERMANN (1953).
B, G, J : imprégnations par le nitrate d’argent; C, E, H, K : réactions de Feulgen.

TABLEAU XI

Tableau_XI.jpg


Paramecium africanum Dragesco, 1970 (Pl. 77 I, J, K)

SYNONYMIES : néant.
BIBLIOGRAPHIE : DRAGESCO (1970).
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE : assez commun dans les environs de Yaoundé et au Tchad (DRAGESCO,
1970, 1972 a). Revu au Bénin.

MORPHOLOGIE
Forme et dimensions : allongée, pourvue d’une légère pointe caudale. Grande taille : L : 250 à
420 µm, m : 320 µm. Ressemble à une P. caudatum géante. Sur le vivant difficile à différencier
de P. multimicronucleatum.
Infiaciliature somatique : proche de celle de P. multimicronucleatum. Les cinéties somatiques
forment un système sécant, inconnu chez P. multimicronucleatum. Argyrome du type classique
chez les Paramécies. Touffe de cils caudaux
Infiuciliature buccale : deux péniculus de quatre cinéties chacun, présentant une forte courbure.
PI est le plus long (il atteint 34 µm, en ligne droite). La quadrulus est constitué de quatre rangées
de cinétosomes dont les plus externes sont normales mais dont la première (celle qui longe P2)
est transformée en un champ de cinétosomes disposés anarchiquement (se rapprochant d’un P3
de Stokesia). La cinétie no 2 montre aussi des cinétosomes qui sont disposés irrégulièrement. La
cinétie parorale de P. afncanum compte de 24 à 34 cinétosomes (contre 26 pour P. multimi-
cronucleatum, suivant YUSA, 1955).
Organelles cytoplasmiques : nombreux et gros trichocystes ectoplasmiques.
Vacuoles contractiles : deux, pourvues de 6 à 8 longs canaux collecteurs.
Appareil nucléaire : un volumineux macronoyau de 55 à 80 pm de long et 4 à 9 micronoyaux de
petite taille (1,3 à 2 pm).

DISCUSSION
A première vue, on pourrait penser que P. afncanum n’est qu’une variété de P. multimicronucleutum.
L‘examen comparatif des préparations des deux morphotypes ont convaincu Mlle ROQUE
(en ce qui concerne l’infraciliature générale et buccale) que les deux espèces sont distinctes.
Le Dr. JANKOWSKI est du même avis pour ce qui est des phénomènes de réorganisation nucléaires
qui sont tout à fait différents de ceux qu’il a pu étudier chez P. multimicronucleatum (communications
verbales, DRAGESCO 1970).
P. afncanum semble donc être une espèce se différenciant de P. multimicronucleatum par
la présence d’un champ sécant pré-oral, un quadrulus aberrant, un macronoyau présentant des
phénomènes hémictiques particuliers et un nombre de micronoyaux encore plus élevé.


Paramecium jankowskii Dragesco, 1972 (Pl. 78 A à D)

SYNONYMIES: Néant.
BIBLIOGRAPH: IDER AGESC(1O9 72 B).
DISTRIBUTIOGÉNO GRAPHIQUE : décrit du lac George (Ouganda).

MORPHOLOGIE
Forme et dimensions : très caractéristique, renflé en massue dans sa région antérieure (rappelle
Faurella thermalis Roque, 1966). Assez rande taille : L : 160 à 240 pm. Aspect particulier,
sombre dans la région renflée, par suite d'une concentration de granules au-dessus du noyau.
Infraciliature somatique : du type paramécien mais avec une absence presque totale de suture
(Pl. 78 B). Touffe de cils caudaux plus longs.
Infracihature buccale : péniculus P1 et P2 d’aspect habituel (quatre cinéties, courbure caractéristique
du genre); la longueur de P2 atteint 21 µm. Quadrulus assez particulier : 5 à 7 cinéties très serrées,
bien régulières (allure d’un troisième péniculus). La cinétie parorale n’a pas été mise en évidence.
Organelles cytoplasmiques : nombreux trichocystes ectoplasmiques.
Vacuoles contractiles : au nombre de deux, pourvues de 6 à 7 canaux collecteurs.
Appareil nucléaire : macronoyau apical, à contours tourmentés (diamètre : 35 à 41 pm) et deux
micronoyaux compacts de 2’8 à 3,4 pm.

DISCUSSION
Ce Cilié ressemble à Faurella thermalis Roque, 1966, réétudiée par DIDIER en 1969.
Malheureusement, les deux auteurs ne s’accordent pas quant à la structure buccale de F. thermalis.
Pour ROQUE (1966), il s’agissait d’un péniculus normal, d’un deuxième péniculus à allure de
quadrulus et d’un troisième péniculus constitué de deux cinéties seulement (d’où la création d’un
nouveau genre). DIDIER (1968), au microscope électronique, décrit une ciliature paramécienne :
3 péniculus de 4 cinéties. Le plus étrange est le fait que ni ROQUE ni DIDIER ne publient de figure
d’ensemble du Cilié, ce qui, a priori, ne prouve en rien que ces deux auteurs ont étudié le même
animal. Le genre a été considéré comme valable par JANKOWSKI (1975) qui le nomme Physanter
tandis que CORLISS (1979 B) le classe dans les Incertae Sedis.
Le Cilié du lac George rappelle beaucoup E thermalis par sa forme en massue, sa bouche
médiane et ses deux vacuoles. Mais il s’en distingue par l’existence de deux micronoyaux, d’une
touffe de cils caudaux (absente chez E thermalisB , d’un macronoyau apical et d’un quadrulus de
plus de cinq cinéties.
Nos collègues ROQUE et DIDIER après examen de nos préparations, nous ont confirmé, par
écrit, que l’espèce du lac George leur semblait nettement distincte de Faurella thermalis (qui, en
fait, devrait s’appeler Paramecium thermalis).

Paramecium ougandae Dragesco, 1971 (Pl. 78 E à H)

SYNONYMIE:S n éant.
BIBLIOGRAPH: IDER AGESC(1O9 72b ).
DISTRIBUTIOGÉNO GRAPHIQUE : décrit des rives du lac George (Ouganda).

MORPHOLOGIE
Forme et dimensions : rappelle P. multimicronucleatum mais sa forme est plus large. Sa taille est
imposante : L : 250 à 400 µm (215 à 340 µm sur animaux fixés).
Infi-aciliature somatique : du type P. multimicronucleatum. Longue touffe de cils caudaux.
Infraciliature buccale : assez particulière = les péniculus Pl et P2 sont volumineux et comptent
quatre cinéties chacun (la longueur de Pl est de 36 µm). Le quadrulus est constitué par au moins
cinq cinkties sinueuses mais plus probablement par ‘6 ou 7 (difficiles à voir car elles toument dans
l’espace et se recouvrent). La cinétie parorale compte 32 cinétosomes.
Organelles cytoplasmiques : nombreux trichocystes ectoplasmiques.
Vacuoles contractiles : au nombre de 2 ci 9 avec une très grande constance pour 6 et 7 (sur
plusieurs centaines d’individus). Toutes ces vacuoles sont pourvues de canaux collecteurs. Leurs
pores excréteurs sont uniques, dorsaux et situés sur le même méridien.
Appareil nucléaire : macronoyau volumineux (L : 24 à 60 pm) de forme tourmentée (type
" caudatum " et 1 à 2 micronoyaux compacts de diamètre très variable : 2,3 à 7 µm.

DISCUSSION
P. ougandae est la seule espèce du genre qui présente 6 à 7 vacuoles contractiles. I1 diffère
aussi de P. multimicronucleatum parce que ce demier possède un quadrulus normal et 3 à 9 petits
micronoyaux vésiculeux.
I1 diffère de P. aficanum car ce dernier présente deux vacuoles contractiles, 4 à 9 petits
micronoyaux et un quadrulus aberrant.
P. ougandae ressemble à P. jenningsi Diller et Earl 1958 mais nous ignorons l’infraciliature
buccale de cette dernière espèce dont la taille est d’ailleurs plus petite.
P. ougandae peut être aussi rapproché de P. WichtemaniHelmy-Mohamed et Nashed, 1970,
par son appareil nucléaire, mais cette espèce est plus petite et ne possède pas un grand nombre
de vacuoles contractiles. Malheureusement aussi, de nombreux auteurs (WICHTERMAN 1953 ;
DILLERet EARL, 1958; HELMY-MOHAMED et NASHED, 1970) omettent l’étude de l’infraciliature
buccale, élément indispensable pour la diagnose des Paramécies. P. ougandae nous semble bien
caractérisé par ses nombreuses vacuoles contractiles, son quadrulus à nombreuses cinéties et ses
micronoyaux vésiculeux mais peu nombreux.

PARAM_3.jpg

PLANCHE 78
A, Paramecium jankowskii Dragesco, 1972 : aspect général, sur le vivant. B, infraciliature ventrale de
P. jankowskii. C, infraciliature buccale de P. jankowskii. D, Appareil nucléaire de P. jankowskii. E,
Pammecium ougandae Dragesco, 1972 : aspect général, sur le vivant. F, pores des vacuoles contractiles
de P. ougandae. G, infraciliature buccale de P. ougandae, H, appareil nucléaire de P. ougandae.
A à G : d’après DRAGESCO (1972 B).
B. C, F, G : imprégnations au nitrate d’argent, D, H : réactions de Feulgen.

[/b]
  • 0

#3 Abel Lear

Abel Lear

    Procaryote

  • Membre confirmé
  • Pip
  • 185 messages

Posté 23 novembre 2009 - 10:43

Hi ...

Muchas gracias, con toda esta información que creo que es una clase de Paramecium caudatum, alrededor de 250 micrones.

He aquí otra foto más.

paramecioscilios.jpg
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