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3 - Ecologie


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#1 Dominique Voisin

Dominique Voisin

    AUTEUR-MODERATEUR

  • Superviseur
  • 3 141 messages

Posté 18 décembre 2009 - 10:36

Dans le milieu aquatique, le développement des diatomées est étroitement lié à la température, à l’intensité lumineuse, aux caractéristiques hydrauliques et physico-chimiques et par conséquent, aux variations saisonnières et annuelle du milieu.

3.1. Mode de vie en milieu aquatique

3.1.1. Diatomées planctoniques

Les diatomées planctoniques vivent libres dans l’eau et sont représentées surtout par des Centriques isolées (Stephanodiscus, Cyclotella, Thalasiosira) ou associées en chaînes (Aulascoseira, Skeletonema) parmi les quelques formes Pennées du phytoplancton, se trouvent des colonies rubanées (Fragilaria) ou étoilées (Asterionella, Nitzschia).
Les diatomées typiquement planctoniques sont souvent absentes dans la partie supérieure des cours d’eau où leur présence est souvent liée à des apports extérieurs provenant de retenues ou étangs situés en amont. Elles deviennent prédominantes dans les parties moyenne et inférieure des rivières et dans les canaux.

3.1.2 Diatomées périphytiques

Les types de substrats déterminent des communauté diatomiques souvent très différentes. On distingue ainsi :
- L’épipélon et l’endopeélon constitués d’espèces libres vivant à la surface et dans le sédiment
- L’épipsammon qui désigne les espèces qui vivent à la surface des grains de sable
- L’épilithon qui rassemble les espèces vivant sur les substrats durs et inertes de type pierres, blocs, galets…
- L’épiphyton qui désigne au sens le plus large toutes les espèces fixées sur des objets immergés ou déposés à leur périphérie immédiate.

Pour les calculs de l’IBD, ce sont les diatomées du périphyton et plus particulièrement de l’épilithon qui sont utilisées.

3.2. Température

L’influence de la température de l’eau sur le peuplement diatomique est difficile à mettre en évidence par le simple fait que ce facteur n’est pas indépendant des autres paramètres environnementaux. Un changement de température modifie à la fois l’oxygénation, la viscosité de l’eau, la solubilité et la diffusion des éléments chimiques, ce paramètre agit donc, plus ou moins indirectement sur le métabolisme des diatomées.

3.3. Vitesse du courant

La distribution en zone de courant (faciès lotique) est directement liée à l’efficacité de leur mode de fixation au substrat. On qualifie les espèces qui se rencontrent en eaux plutôt calmes de limnophiles alors que les rhéophiles sont davantage présentes dans les eaux courantes


3.4. PH

Ce paramètre est déterminant pour la distribution des diatomées par ses effets induits sur la solubilité des différentes substances et sur la disponibilité du carbone. On distingue ainsi les espèces acidophiles, neutrophiles et alcaliphiles.

3.5. Salinité

Seules les espèces présentant un pouvoir osmorégulateur important (diatomées dites euryalines) pourront être rencontrées à la fois dans les eaux complètement douce et les eaux saumâtres (Craticula halophila, Fragilaria pulchella). Les autres diatomées ne supportent pas de fortes variations de salinité (diatomées dites sténohalines) et leur distribution est étroitement liée à la concentration de sel du milieu.

3.6. Matière organique

L’affinité pour les matières organique étant différentes d’une espèce à l’autre, différentes classe de tolérance aux charges organiques ont pu être mises en évidence : ainsi les espèces dites polysaprobes, supportant la décomposition des matières organiques et une oxygénation très faible voire nulle (Nitzshia umbonata, Nitzshia capitellata) s’opposent aux espèces dites oligosaprobes ne tolérant que des eaux pauvres en matières organiques (Achnantes minutissima).

3.7. Nutriments

L’azote et surtout le phosphore, facteur le plus souvent limitant en eaux douces, interviennent dans la définition du statut trophique des milieux lacustres et lotiques. Une classification basée sur la richesse en nutriments permet d’opposer les diatomées dites hypereutrophes, abondantes dans les eaux où les nutiments sont en excès, (Cyclotella meneghiniana, Cyclotella atomus), des espèces oligotrophes que l’on trouve dans des eaux pauvres en nutriments (Diatoma mesodon, Nitzshia hantzschiana)

3.8. Teneur en silice

Le besoin de silice varie d’une espèce à l’autre mais également au sein d’une même espèce, selon son stade de développement. Certaines espèce faiblement silicifiées, se développent normalement en présence de faibles quantités de silice. D’autres plus fortement silicifiées ont besoin de concentrations en silice plus importantes et peuvent présenter des formes anormales si la silice devient un élément limitant.




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