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Pyrale  du buis

 

 

 

L’année dernière sur ma haie de thuyas   un papillon était tranquillement posé

ll y a 3 ans à la suite  de vacances dans le Vercors je l’ avais déjà rencontré :  sa nomination était facile :La Pyrale  du buis   (Cydalima perspectalis).

 

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Dans le Vercors  les sous-bois  sont surtout  constitués  de buis Ils se plaisent dans l’ ombre et le fraîcheur de la foret de Hêtres à 800 métres d’ altitude   - Cette année-là presque tous les buis  étaient défigurés : presque  plus de feuilles  - des voiles  de soie   couvrant la plupart d’ entre eux    et au milieu  de tout cela  des milliers de chenilles  de La pyrale du buis ..

Le même phénomène  s’est produit  cette année sur une partie de ma haie  de buis.

 

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En France, son introduction accidentelle a été repérée en 2008 en Alsace Ce papillon est originaire d'Extrême-Orient (Chine, Japon, Corée, Inde et Extrême-Orient russe

La chenille :

 

 

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Elle a  des dimensions variables suivant le niveau de son  développement  La longueur se situe entre 30 et 40 mm  et le diamétre autour de 3 mm

Le corps d’une chenille (larve de lépidoptère, comme les papillons) est généralement composé de 13 métamères (ou segments corporels). Ces segments sont répartis en

3 segments thoraciques (porteurs de vraies pattes).

10 segments abdominaux (dont certains portent des fausses pattes, appelées pseudopodes).

 

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la tête, le  thorax avec 3 paires de pattes  .l’ Abdomen, ave 4 paires de  fausses pattes,(pseudopodes ) .et en arrière une paire de pseudopodes

La tête:

 

 

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A –Epicrâne

B –Front

C- Labre

D-Antennes

E-Stemmates

Ce sont des yeux simples et très petits, appelés stemmates ou ocelles, par opposition à ceux des adultes qui sont composés. Il semblerait qu’ils ne permettent pas à la chenille de voir des images, mais seulement de détecter les variations de luminosité.

Le système broyeur  de la tête.

 

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A –Mentum

B –Maxille

D- Labrum

E- Mandibule

F  Palpe

Autre aspect des mandibules:

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Les pattes

Les trois paires de pattes, une à chaque segment du thorax, sont la caractéristique de la classe des hexapodes.

Constitution d’ une patte:

 

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A Coxa

B Femur

C Tibia

D Tarse ( que l’ on pseut diviser  en plusieurs  segments)

E Griffe

Les pseudopodes (ou fausses pattes) des chenilles:

 

 

Ce  sont des appendices charnus et non articulés, situés sur leur abdomen.

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1. Nombre et localisation

Une chenille possède généralement 5 paires de pseudopodes (parfois 6 chez certaines espèces).

Elles sont situées sur les segments abdominaux 3 à 6 et parfois aussi sur le 10ème segment (appelées alors "pattes anales").

 

 

2. Rôle et fonction.

Locomotion : Les pseudopodes aident la chenille à s’accrocher et à se déplacer, en complément des 3 paires de vraies pattes thoraciques.

Adhésion : Leur extrémité est souvent munie de petits crochets (appelés "crochets ventraux") qui permettent de s’agripper aux feuilles ou aux branches.

Stabilité : Elles assurent un bon maintien, surtout lors de la mastication ou de la construction du cocon.

3. Différences avec les vraies pattes.

Structure : Les pseudopodes sont mous et dépourvus d’articulations, contrairement aux pattes thoraciques, qui sont segmentées et chitineuses.

Origine : Les pseudopodes ne sont pas des pattes "vraies" au sens évolutif, mais des prolongements du corps.

Mécanisme d’adhésion:

 

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Crochets rétractés

 

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Crochets en extension

 

Crochets ventraux : La plupart des pseudopodes se terminent par une série de minuscules crochets (appelés "crochets ventraux" ou "crochets prolétaires"). Ces crochets s’accrochent aux aspérités de la surface (feuilles, branches, etc.), un peu comme des crampons.

Pression et adhérence : Certaines chenilles peuvent aussi utiliser une légère pression ou une sécrétion visqueuse pour améliorer l’adhérence, mais ce n’est pas un système de ventouse au sens strict (comme chez les asticots ou certains insectes aquatiques).

Comparaison avec les ventouses

Pas de dépression : Contrairement à une ventouse, les pseudopodes ne créent pas de vide d’air. L’adhérence est surtout mécanique (crochets) ou chimique (mucus).

Efficacité sur les feuilles : Ce système est très efficace sur les surfaces rugueuses ou fibreuses, comme les feuilles ou l’écorce.

 

Le dernier métamère   de la chenille  porte aussi  deux fausses pattes ( Pseudopodes anals ):

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L'appareil respiratoire:

Il s'ouvre par une rangée de stigmates sur les flancs des segments. Image  d’un stigmate.

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La respiration des insectes  se fait par le Système  trachéen

Les insectes respirent grâce à un réseau de tubes appelés trachées. Ces trachées transportent l’oxygène directement aux cellules du corps, sans passer par le sang.

Les trachées s’ouvrent à l’extérieur par des orifices appelés stigmates (ou spiracles), situés sur les côtés de l’abdomen et parfois du thorax.

Les stigmates peuvent s’ouvrir ou se fermer pour réguler les échanges gazeux et limiter la perte d’eau.

Mécanisme

L’oxygène entre par les stigmates, circule dans les trachées et atteint les tissus.

Le dioxyde de carbone (CO) est évacué par le même chemin.

Chez certains insectes, des mouvements musculaires aident à ventiler les trachées.

Avantages

Ce système est très efficace car il permet une diffusion rapide de l’oxygène.

Il est adapté à la vie terrestre et permet aux insectes d’être très actifs.

 

 

 L'appareil digestif

 

Le système digestif des chenilles (larves de lépidoptères) est spécialisé pour une alimentation intensive, souvent à base de feuilles. Voici ses principales caractéristiques :

 

 

1. Structure du système digestif

 

 

Bouche : Mandibules puissantes pour broyer les feuilles.

Pharynx : Conduit musculaire qui aspire et pousse la nourriture vers l’œsophage.

Œsophage : Tube court menant au jabot.

Jabot : Poche de stockage temporaire, où la nourriture est humidifiée.

Gésier : Organe musclé qui broie mécaniquement les aliments (comme un moulin).

Intestin moyen : Lieu principal de la digestion enzymatique et de l’absorption des nutriments.

Intestin postérieur : Réabsorption d’eau et formation des excréments (crottes de chenille).

Anus : Élimination des déchets.

2. Particularités

Digestion rapide : Les chenilles mangent énormément pour grandir vite, leur système est donc très efficace.

Enzymes spécialisées : Elles produisent des enzymes capables de dégrader la cellulose (présente dans les feuilles), souvent avec l’aide de micro-organismes symbiotiques.

 

A noter la position de l’ excrétion urinaire

Tubules de Malpighi : Organes excréteurs qui filtrent les déchets du sang et les dirigent vers l’intestin postérieur.

Image  de l’ anus des chenilles :

 

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La  soie

 

La chenille  fabrique  une quantité très importante de soies.

 

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Les chenilles possèdent  deux glandes séricigènes (produisant de la soie) tubulaires qui débouchent par un canal unique   dont l’ orifice excréteur  est situé  sur le premier métamère   ( après la tête )    .

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A – Zone  de l’ émission de la soie

Les soies produites par les chenilles sont remarquablement fines et résistantes

Diamètre des soies

Entre 10 et 30 micromètres (µm) en moyenne, selon l’âge de la chenille Pour comparaison, un cheveu humain a un diamètre d’environ 50 à 100 µm.

Chaque brin de soie brute est formé de deux filaments de fibroïne, collés ensemble par de la séricine (une gomme naturelle).

 

 

Règne           Animalia

Embranchement     Arthropoda

Classe           Insecta

Ordre Lepidoptera

Super-famille           Pyraloidea

Famille          Crambidae

Sous-famille             Spilomelinae

Genre            Cydalima

 

 

Espèce      Cydalima perspectalis

(Walker, 1859)

Pour en savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pyrale_du_buis

                                                   ***********************

Les photos ont été  réalisée avec le microscope à écran Tomlov Dm  602 pro ( sauf les 11-12-13 )

Le texte a  été réalisé grâce à la participation de Chat Mistral I

 

Dominique

 

 

 

Modifié par Dominique.
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