Jean Marie Cavanihac Posté(e) il y a 4 heures Signaler Posté(e) il y a 4 heures (modifié) Il y a quelques temps, j’avais fait une revue de lames réalisées depuis plus de 20 ans.Voir ici : https://forum.MikrOscOpia.com/topic/20250-revue-de-mes-anciennes-lames/#comment-84293 Les sujets présentés étaient tous d’origine marine et on pourrait se demander si cette technique fonctionne avec des organismes plus – terrestres . La réponse est positive et on va voir que les résultats sont peut être plus faciles à obtenir. Pourquoi faire des lames montées : simplement pour conserver des spécimens un peu rares ou prélevés dans des lieux où l’on n’a pas souvent l’occasion de revenir. On peut ainsi revoir plus tard des détails qui nous ont échappé lors des observations initiales. Je rappelle - pour exemple - le protocole utilisé : - Fixation au picroformol de Bouin (mais on peut utiliser d’autres fixatifs sans formol) Voir les travaux de Walter Dioni ici : https://www.microscopies.com/DOSSIERS/Magazine/Articles/Walter-Dioni-GALA-1/GALA-1.htm Le GALA 60 tel que décrit ci dessus fonctionne bien avec les végétaux - lavage (important : si utilisation du Bouin) retirer l’excédent d’eau - ajout liquide glycériné qu’on laisse évaporer à l’abri de la poussière - coloration (si utile) puis nouveau lavage - montage à la gélatine glycérinée sur platine chauffante - pose de la lamelle (en évitant de piéger des bulles ) - rinçage lame à l’eau froide pour enlever la gélatine qui a pu déborder de la lamelle - scellement au vernis à ongle transparent quand la lame est bien sèche - Ne pas oublier une étiquette d’identification avec le nom du sujet et l’année du montage ! La botanique en particulier se prête bien à la réalisation de ces montages : par exemple les pollens : ici un grain de pollen d’hibiscus (au X 40) et grains colorés d’origine inconnue à droite, on voit bien les pores (NB : penser à noter le nom de l’espèce étudiée sur l’étiquette de la lame : prendre une photo de la plante si besoin). Parfois il est utile de dégraisser le pollen dans une goutte d’alcool éthylique avant de procéder au montage Poil de tige de lierre : Poils de tiges de géranium : leur extrémité en forme de coupe porte encore une goutte d huile odorante Poil d'ortie : le poil est creux et lorsque la point se brise , la substance irritante contenue dans la base est injectée Divers poils ( je n'ai pas suivi mes conseil et pas identifié leur provenance !! ) Mais il y a aussi des graines qui utilisent des poils pour se disséminer par exemple en s’accrochant à la fourrure des animaux (ou à nos vêtements !) . C’est ce genre d’observation qui a conduit à l'invention du Velcro . Image au x 2,5 Un peu plus technique : les coupes végétales , tiges, bourgeons etc . L’habileté du botaniste intervient d’avantage mais quelques accessoires simples et peu coûteux permettent d’obtenir des résultats intéressants par exemple : https://www.mik-mag.fr/2004/05/une-tranchette-precise-et-bon-marche-pour-lenseignement-de-la-botanique/ On peut rencontrer des bulles piégées dans le parenchyme. On peut les atténuer en trempant la coupe dans un agent mouillant par exemple UNE goutte de liquide vaisselle dans un demi verre d ‘eau puis dans un mélange 50/50 eau alcool. Un classique des livres de SVT : la coupe de feuille d’oyat qui illustre l’adaptabilité en milieu sec : la feuille se referme sur elle même pour réduire la surface exposée : X 2,5 fond noir : Coupe d’une aiguille de pin (plus facile à trouver que les oyats) Ici la même à l’état frais: https://forum.MikrOscOpia.com/topic/5596-coupe-daiguille-de-pin/#comment-2236 Divers botanique : amidon de la banane (en fond clair et polarisation), Algues d’eau douce (mais se distordent lors du chauffage) ici spirogyres Mais il est aussi possible de conserver des formes animales : Cladocère d’eau douce (probablement Chydorus) Insectes :cornée d'un oeuil de papillon, une écaille des ailles de papillon Un insecte (piqueur !) entier : taille 1 mm (composition de 4 images par Image Composite Editor). Peut etre Scleroderma Domesticum rendu transparent par bain de soude Une larve de chiromonidé colorée à l'éosine , qui avec le temps, est restée fixée sur les muscles : Modifié il y a 4 heures par Jean Marie Cavanihac
Jean Marie Cavanihac Posté(e) il y a 4 heures Auteur Signaler Posté(e) il y a 4 heures suite de la suite .... En parlant de spécimens qu on ne rencontre pas souvent (heureusement !) La puce Larve de moustique Rotifères, : les rotifères avec lorica rigide sont moins déformés. ici : lepadella Voila quelques exemples de sujets plus ou moins rares . Actuellement je ne fais pratiquement plus de lames , sauf exceptionnellement pour des sujets hyper rares ! La documentation photographique suffit surtout quand , avec l'expérience , on sait a priori les détails qu'il faut observer pour déterminer les espèces ...
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