Jean Marie Cavanihac Posté(e) il y a 4 heures Signaler Posté(e) il y a 4 heures (modifié) Dans un précédent article je présentais quelques algues d’eau douce et les divers lieux exacts de leur prélèvement, lieux que je ne décrierais pas à nouveau (voir ici : https://forum.MikrOscOpia.com/topic/20330-quelques-algues-deau-douce/#comment-84683 .Dans ces échantillons se trouvaient également des formes animales, dont des rotifères. Voici des images récoltées sur 25 ans de prélèvements. Leur qualité a évolué, les moyens de prise de vue étant devenus plus performants ! Pour les spécimens les plus rapides, il vaut mieux faire une vidéo et en extraire les images utiles même si leur qualité est moins bonne. Ces rotifères sont pour la plupart des femelles parthénogéniques se reproduisant à l’identique. Lorsque les conditions locales deviennent inhospitalières, apparaissent des mâles, de plus petites tailles, ce qui permet de produire des oeufs de résistance et d’enrichir le matériel génétique pour assurer une meilleure survie des populations. Le petit schéma ci dessous indique la terminologie des diverses parties d’un rotifère . Dans la littérature celles ci sont décrites avec leur particularités qui permettent d’identifier les espèces., en particulier la forme du trophi, pièces dure (dents) contenues dans le mastax. ) (Les identifications sur lesquelles j'ai des doutes sont signalées par "?" Le nom rotifère provient des couronnes ciliées plus ou moins développées placées sur leur tête et dont la rotation de chacune en sens inverse permet d’envoyer les particules nutritives vers le pharynx et un organe toujours en mouvement : le mastax contenant le trophi On distingue 2 classes : les Bdelloïdes et les Monogononta Bdelloïdes : Reproduction asexuée . Ils ne regroupent que 4 familles : Adinetidae, Habrotrochidae, Philodinavidae, Philodinidae .Voici un rotifère très courant : Philodina fixé par son pied (encadré) qui contient des glandes produisant une matière adhésive. Rotaria tardigrada (?) : en détail les deux taches oculaires rouges sur le rostre ; l’image de droite montre un détail des trois orteils : Adineta : noter la forme du rostre (flèches rouges), les orteils (flèche bleue ) MONOGONONTA : Proales laticauda :Noter les deux éléments réfringents brillants (fléches) qui sont des lentilles placées devant les taches oculaires . le pied et les orteils sont très courts Un rotifère très courant : Lepadella . Noter sa lorica ovale; A droite : colurella Lecane monostyla Cephalodella Encentrum (?) Dissotrocha avec des sortes d’épines Monommata : avec de longs orteils Trichotria , Sur ces images anciennes, j’ai pu identifier récemment Trichotria Pocillum grâce à l’épine (fléche bleue) entre les orteils qui m’avait échappée lorsque j’ai pris la photo . Noter aussi les épines épaisses à la base du pied (flèches rouges) Euclanis ménéta : facile à observer car se déplace lentement : l’observation dot être attentive car le cil (flèche rouge ) est juste visible : détail dans l’encadré . Ici encore , non vu à la première observation. A cette occasion on peut faire un peu d'anatomie et observer quelques détails intéressants : les cellules flammes sont des protonéphridies (l’équivalent de reins) qui assurent l’excrétion des liquides Autre spécimen calme : où l’on voit bien le trophi du mastax Autre rotifère calme : Brachionus quadridentata portant son œuf Mytilina avec ses « cornes » caractéristiques et épines caudales Squatinella Modifié il y a 3 heures par Jean Marie Cavanihac
Jean Marie Cavanihac Posté(e) il y a 3 heures Auteur Signaler Posté(e) il y a 3 heures (modifié) Rotifères d'eau douce suite Anuaeropsis : ce petit rotifère transporte son œuf presque aussi gros que lui ! Un rotifère plat en forme d’assiette : Testudinella Trichocerca longiseta avec une longue épine caudale, on voit bien la tache oculaire rouge Trichocerca : en encadré détail du mastax Notholca squamula Notommata aurita Cephalodella auriculata Keratella : pas le même spécimen sur les 2 images Dans la famille des flosculariideae : voici 3 espèces : Ptygura ici avec ses 3 œufs Limnias : Floscularia ringens qui se construit un tube à partir de ses boulettes fécales : Voici enfin deux espèces singulières qui ne se déplacent peu et surtout n’ont pas de couronnes ciliés, leurs techniques de capture étant originales ... Collotheca avec son œuf, Il capture ses proies avec les longs filaments que l’on voit plus en détail sur l’image de droite et qui se referment sur celles ci Cupélopagis vorax : Le premier spécimen trouvé était fixé sur le fond d’un bocal, et difficile à décoller ; l’image ci dessous a été faite par un microscope inversé : la partie plus transparente à gauche est la nasse qui sert aux captures, elle se voit mieux sur l’image de profil d’un autre spécimen fixé sur une algue : 2eme image . Le principe est le même que lorsque l’on veut capturer un insecte sous un bol. Ici la nasse s’abaisse et capture la proie . L’adulte contenait plusieurs embryons dont on voyait le mastax mobile et l’un d’eux a été éjecté lors du transfert sur la lame . Détail du juvénile qui se déplace avec des cils qui disparaissent chez l’adulte et détail du trophi (image de droite.) Un lien très intéressant avec de magnifiques images et des détails d'une précision surprenante (probablement prises de vues au flash) https://www.plingfactory.de/Science/Atlas/KennkartenTiere/Rotifers/01RotEng/E-TL/TL5Rotifera.html Modifié il y a 3 heures par Jean Marie Cavanihac
Messages recommandés