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cloportinette_a_trotinette a commencé à suivre Dominique.
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Bonsoir Thyphon Merci pour tes remarques en encourageantes - La dernière partie est en cours de realisation et curieusement je ne trouve pas de littérature confirmant mes constatations mais je ne pense pas me tromper . A bientôt Amicalement Dominique
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Crabe Branchies Histologie Le premier article nous a fait découvrir l’organisation du massif branchiale et des éléments de ce massif .Il est intéressant de découvrir l’organisation cellulaire de cet organe . Une branchie est organisée par l’assemblage de deux demies lamelles sur un axe médian ;avec la présence d’un vaisseau collecteur sur les deux faces de l’ empilement . Ces colonnes qui forment les branchies sont constituées par l’ entassement d’ une centaine de lamelles –Chaque lamelle est divisée en deux par la présence d’une paroi collectrice de l’ hemolymphe . Coupe suivant le trait 1 ( Coloration trichrome de Masson ): Partie médiane Coupe partie médiane : L’ insertion des deux moitiés de lamelle se fait en alternance. L’ hemolymphe oxygénée au travers de la paroi des lamelles est donc collectée par un canal central qui se vide dans l’hémocœle puis les deux veines périphériques bronchopéricardiaque et leur systéme collecteur. Ce n’est pas un circuit fermé Coupe extrémité distale A Couche de mucus protecteur B Couche faite de cellules pavimenteuses cubiques formant une seule couche cellulaire C Membrane basale D Hemocytes E Protéines coagulées de l ‘hémolymphe La paroi des lamelles Vue de dessus de deux lamelles voisines. Cette paroi est caractérisée par une différence de constitution de la paroi suivant la localisation ( coloration bleu de Toluidine ) En périphérie - donc au contact direct avec le courant d’ eau de mer il existe un épithélium monocouche cubique épais.. Coloration au Bleu de toluidine En utilisant le contraste de phase il est mis en évidence : Par contre dans la partie centrale des lamelles, ce qui représente la majeure partie de la surface d’ échange, la couche cellulaire est faite de cellules très aplaties Elle est organisée en une couche de mucus externe et une membrane basale interne séparant les deux milieux. Cette zone se caractérise par une protection vis-à-vis du flux de l’ eau de mer régnant dans la cavité branchiale c’est-à-dire une circulation plus calme qui va permettre des échanges gazeux tranquilles . Dans ce cas l’espace entre l’eau de mer et l’ hemolymphe est inférieur à 5 µm : la diffusion est donc extrêmement facile. ******************************************************************************************************************* Comment se font les échanges gazeux ? On vient de voir que la paroi des lamelles est d’une très grande finesse puisqu’ elle n’ est faite d’ une couche cellulaire 2. Mécanisme des échanges gazeux L’eau, riche en O₂ dissous, passe entre les lamelles. L’O₂ diffuse passivement (sans dépense d’énergie) à travers cette fine paroi des lamelles, depuis l’eau (où sa concentration est élevée) vers l’ hemolymphe (où sa concentration est plus faible). b. Élimination du dioxyde de carbone (CO₂) L’ hémolymphe arrive aux lamelles chargé en CO₂, produit du métabolisme cellulaire. Le CO₂ diffuse passivement vers l’eau (où sa concentration est plus faible). Une fois dans l’eau, le CO₂ est évacué vers l’extérieur. La diffusion est passive : L’O₂ et le CO₂ traversent la membrane des lamelles branchiales uniquement grâce à un gradiant de concentration (de la zone à haute concentration vers la zone à basse concentration). Pas de réaction chimique : Il n’y a pas de transformation moléculaire de l’O₂ ou du CO₂ lors de leur passage à travers la membrane, donc pas besoin d’enzymes pour catalyser une réaction. Chez les décapodes (crabes, crevettes, homards, etc.), les échanges gazeux se font sans globules rouges ni hémoglobine libre dans le sang (appelé hémolymphe), mais avec des mécanismes biochimiques adaptés à leur physiologie. 1. Transport de l’oxygène (O₂) dans l’hémolymphe a. Pigment respiratoire : l’hémocyanine L hemocyanine est , une protéine respiratoire bleutée (car elle contient du cuivre, et non du fer comme l’hémoglobine) : L’hémocyanine se lie à l’O₂ de manière réversible, selon la pression partielle en O₂ (pO₂). L’hémocyanine est dissoute directement dans l’hémolymphe (elle n’est pas enfermée dans des cellules comme l’hémoglobine). b. Mécanisme de fixation de l’O₂ À haute pO₂ (au niveau des branchies) : L’hémocyanine fixe l’O₂. À basse pO₂ (au niveau des tissus) : L’hémocyanine libère l’O₂. 2. Transport du dioxyde de carbone (CO₂) a. Dissolution directe Une partie du CO₂ est simplement dissout dans l’hémolymphe. b. Formation de bicarbonate (HCO₃⁻) Le CO₂ réagit avec l’eau pour former de l’acide carbonique (H₂CO₃), qui se dissocie en bicarbonate (HCO₃⁻) et protons (H⁺). Pas d’anhydrase carbonique dans l’hémolymphe (:L'anhydrase carbonique est une enzyme qui transforme le CO2 en H2CO3 et inversement). Contrairement aux vertébrés, les décapodes n’ont pas (ou très peu) d’anhydrase carbonique dans leur hémolymphe, donc cette réaction est plus lente et moins efficace. c. Tamponnement L’hémolymphe contient des ions bicarbonate et carbonate qui aident à tamponner le pH, limitant les variations acido-basiques liées au transport du CO₂. 4. Adaptations spécifiques des décapodes La capacité de transport d’O₂ est limitée : L’hémocyanine transporte moins d’O₂ que l’hémoglobine, ce qui limite l’activité métabolique des décapodes par rapport aux vertébrés. Sensibilité à la température et au pH : L’affinité de l’hémocyanine pour l’O₂ est très sensible aux variations de température et de pH, ce qui peut affecter la respiration en cas de stress environnemental. Autres fonctions des branchies Le métabolisme de l’organisme du crabe produit de l’ ammoniaque ou des ions ’ ammonium (NH4+ ) Cette molécule chez le crabe est excrétée au-travers de la paroi des branchies par diffusion passive ( vers l’ eau de mer en raison du gradient osmotique ) Le milieu biologique du crabe est iso osmotique avec l’eau de mer ;- les branchies assurent aussi le maintien de cet équilibre associé au système rénal Ref Invertebrate Zoology Edward E Ruppert – Richard S Fox – Robert D Barnes. Dans la troisième partie nous essayerons de comprendre comment se fait le mouvement de l’ hémolymphe Dominique
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Système branchial du crabe (Araignée de mer) 1 Dans un premier article ont été présentés le cœur et le système vasculaire de l’ Araignée de mer .Dans les trois articles qui vont suivre on va essayer de comprendre 1 -l’ organisation anatomique du système branchial 2 l’ aspect histologique de ce système et dans 3 l’organisation de la répartition de l’hémolymphe oxygénée à travers le corps de ce crabe et en particulier l’ oxygénation des muscles des pattes sachant que le cœur tel qu’ il a été présenté n’ a pas la force de propulsion nécessaire pour cette fonction Cet article est illustré par le microscope à écran Tomlov Première partie - Anatomie du système branchial Arrivée de l’eau de mer -L’orifice d’entrée est assez vaste 1 cm x0,5 mm Cette arrivée est cachée à un examen rapide ; - il est nécessaire de pousser en arrière la première patte pour la découvrir . L’ eau de mer doit être isolée de l’ hémolymphe ; Il existe donc une cavité branchiale .La cavité branchiale est vaste 6 cm x7cm x 2cm.Cette cavité ( qui est bilatérale et située derrière la face latérale de la carapace est limitée par une membrane transparente très résistante qui est fixée sur les limites périphériques ( exosquelette ) et les limites du squelette interne. La carapace est enlevée ce qui permet de dégager le manteau dont le rôle est la synthèse de la carapace : Le manteau est enlevé -En dessous la membrane de la cavité branchiale est bien visible. Cette membrane limitant la cavité branchiale ; se soude sur les bords du squelette interne et sur la face interne de la carapace de manière totalement imperméable . Si cette membrane est enlevée les arcs branchiaux sont bien visibles - Ils sont au nombre de 7 leur taille est variable le plus grand fait 6 cm de haut et 1 cm de large à leur base. Sur la face antérieure du massif branchial existe des structures riches en poils qui font à la fois jouer le rôle de brosse et de mise en mouvement de l’ eau de mer. Sur la face antérieure du massif branchial il existe une formation rameuse importante. Les lames 1 et 2 sont elles situées sur la face postérieure du massif branchial - La plus grande est animée d’un mouvement d’essuie-glace Ce mouvement provient des scaphognathites qui sont des exopodites du deuxième maxille des crustacés, jouant un rôle crucial dans la respiration en agitant l'eau dans les compartiments branchiaux. ( ce mouvement constant est bien visible si le crabe est vu dans un aquarium ) . A partie visible située en avant de la bouche // B partie invisible située dans la cavité branchique. Détail sur l' organisation . Les Branchies Elles sont au nombre de 7 pour chaque massif branchial ( massif droit et massif gauche ) Chaque élément est de forme triangulaire . et apparaît comme un empilement de lamelles Sur l’ axe médian de cette structure courre un gros vaisseau bien visible Face anterieure : A Le vaisseau va de l’ extrémité distale vers la base et se courbe vers le réservoir récepteur B Nombreuses bulles d’ oxygéne Les deux vaisseaux ne forment pas un circuit avec une anastomose à leur sommet. les deux vaisseaux sont séparés à leur extrémité distale Les deux vaisseaux se jettent dans la même structure située à la base B Vaisseau postérieur C Surface d une des lamelles – chaque structure branchiale est constituée de l’empilement de centaines de lamelles. ( voir présentation histologique ). A arrivée des vaisseaux antérieurs et B arrivée du vaisseau postérieur Ce réservoir inferieur est fixé sur un passage qui conduit vers la partie interne du crabe Cette partie interne où sont réunis tous les organes ne contient pas d’eau de mer mais de l hemolymphe . A Manchon isolant de tout échange entre la cavité branchique et la cavité péricardique ( voir article sur le cœur ) qui contient l’ hémolymphe. Si on ouvre ce manchon : A Passage vasculaire correspondant au drainage de la branchie ( on remarquera qu il n’ y a qu’ un vaisseau par branchie ) et non deux ce qui aurait été le signe d’un mouvement circulaire de l’ hemolymphe ) B Membrane imperméable qui sépare la cavité branchiale de la cavité péricardique et qui maintient la branchie fixée à sa base. Une fois l’échange oxygène /gaz carbonique l’eau doit ressortir Si l’entrée a été facile à trouver la sortie est beaucoup plus cachée Elle est située en profondeur derrière les scaphognatites de la zone buccale à la base des deux dents. ( la sonde montre le trajet). Cette sortie est de la même taille ,à la base de la carapace que l’entrée soit 1cm X 0,7 cm Elle se situe en arrière du système buccal -Cette position est extrêmement avantageuse – -- elle empêche la pénétration de restes alimentaires dans la cavité branchique - -- elle lave le système buccal et les scaphognathites La seconde partie va présenter l’ aspect histologique de cette organisation La troisiéme va essayer de répondre aux questions du mécanisme de fonctionnement de ce système A- Irrigation des branchies puisque les vaisseaux ne font pas de circuit B Irrigation de pattes jusqu’ à leur extrémité distale puisque vu la taille du cœur il lui est impossible de jouer un rôle propulseur .assez puissant A suivre Dominique
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molluscum pendullum coupe histologique
Dominique. a posté une image de la galerie dans Galerie Mikroscopia
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Bonsoir Tryphon Jean - luc Tous Merci pour vos avis . Le sujet a été difficile à réaliser à cause des difficultés pour obtenir une bonne imprégnation de paraffine et obtenir des coupes correctes. Comme j' ai trouvé ,,après bien des tentatives, la bonne technique je vais en profiter pour faire l' étude des branchies - Ce sujet a déjà été traité pour plusieurs animaux - mais l' histologie comparative est toujours très interessante. A bientôt Amicalement Dominique
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Crabe - cœur - anatomie histologie Comment s’organise la circulation dans un crabe - dans le cas qui nous intéresse une araignée de mer. - Pour mettre en évidence le cœur sans rien abîmer il est nécessaire de suivre le protocole suivant : – La carapace est enlevée doucement après avoir réalisé un volet dans la zone postéro-médiane grâce à une scie circulaire ( une Dremel ) bien connue des maquettistes. Sous la carapace il existe un épais tissu La couche supérieure, visible ici est le lieu de synthèse de la carapace La totalité de ce tissu forme un manteau de protection pour les organes sous-jacents . --Avec un bistouri une incision est réalisée sur les 3 côtés supérieurs. On récline alors le manteau doucement vers l’ arrière - La face inférieure de ce manteau correspond au toit de la vaste cavité péricardique . A -Le péricarde étant ouvert le cœur apparaît dans sa totalité chez les crabes mâles du moins en effet chez les femelles les ovaires sous la forme de deux long tubes de couleur rouge sont tellement développés qu’ils envahissent tout l’ espace supérieur rendant les résultats très aléatoires . B - Sur cette dissection certains vaisseaux sont visibles La dissection des différents organes se révèle particulièrement difficile et on ne peut qu’être admiratif du travail des anciens auteurs Le cœur apparaît comme une structure grossièrement rectangulaire et assez plate 3 cm sur 2,5cm et 5 mm d’ épaisseur. Pour se fixer les idées il est intéressant de prendre connaissance d’un schéma devenu classique : Coupe sans préparation du cœur . Le cœur est constitué d’une seule cavité (Ventricule unique) (Ce cœur ne fait que 4/5 mm d’ épaisseur. Il s’agit d’un sac contractile qui permet de mettre l’hémolymphe en mouvement - cet hémolymphe baigne tous les organes. Le remplissage se fait par des orifices latéraux : les ostioles Les artères partent du cœur vers la périphérie ,Elles sont ouvertes à leur extrémités et se vident dans cet espace appelé hémocœle qui contient l’ hemolymphe. Organisation de la paroi : Technique de préparation -Les tissus du crabe sont imbibés de sel ; leur déshydration est difficile La solution est de faire des bains dans un alcool éthylique très progressif 10-20-30 40 50 70 100 et 2 passages dans le Butanol à 100. ( 12 h par bain ) puis 2 jours dans du butanol à 100 saturé en paraffine Enfin bain de 2 jours dans la paraffine à 56 °c .Montage et coupe à 7 µm .. Coloration :Hématoxyline / Eosine/ Aniline ( bleu) Coupe de 7 µm d’épaisseur : A – Pericarde B – Myocarde - La grande distance entre les masses de cellules musculaires s’ explique par l’ absence de système capillaire - il faut que l’ endolymphe puisse s’ infiltrer partout ; Il faut donc que l’ hémocœle qui contient l’ hemolymphe s’infiltre dans tous les recoins de l’ organisme L'hémocœle assure ainsi la circulation sanguine dans un système circulatoire ouvert Les décapodes (comme les crabes, les homards ou les crevettes) possèdent un cœur dont la fréquence des battements varie selon l’espèce, la température de l’eau et leur niveau d’activité. En général, leur cœur bat entre 20 bpm et 60 bpm ( il a été signalé des décapodes ayant 200 battements par minute (bpm) : C – Endocarde D - Espace libre ventricule du cœur Pericarde : A Péricarde B Tissus musculaires Le Myocarde Les fibres musculaires – Elles sont disposées en faisceaux. Les fibres musculaires assurant la contraction et donc la mise en mouvement de l’ hemolymphe sont de type fibre musculaire lisse . A Fibres musculaires . B Tissu adipeux ou de réserves : Le cœur des décapodes peut contenir des cellules de stockage (lipides, glycogène), qui forment des amas clairs ou légèrement granuleux. Les fibres musculaires assurant la contraction et donc la mise en mouvement de l’ hémolymphe sont de type fibre musculaire lisse( A ) . Ces fibres sont sous le contrôle du système nerveux autonome et du système endocrinien Elles fonctionnent de manière indépendante ( rôle dans la vie végétative.). (Le tissu musculaire lisse est pour cette raison retrouvé dans la couche musculeuse de la paroi d'organes creux des systèmes digestif, respiratoire, circulatoire, urinaire et génital chez les mammifères). Le système vasculaire : Il s’agit d’un système ouvert :c’est-à-dire que l’ hemolymphe se répand dans la vaste cavité de l’hemocoele Il est récupéré à distance par des sinus veineux puis envoyé vers les branchies pour oxygénation et enfin vers le coeur pour subir une nouvelle propulsion . Image d’une coupe d’une artère courant dans la paroi du cœur – ( A noter un caillot d’ hemocytes dans la lumière de cette artère). L’ Hemolymphe L’ hemolymphe est le nom du liquide qui est contenu dans la cavité de l hémocœle Il n’y a pas de globules rouges fixant l’ hemoglobline mais l’ hemoplymphe contient une hemocyanine qui a le même rôle. L'hémocyanine oxydée, appelée oxyhémocyanine, donne une coloration bleue violette au « sang Elle est incolore dans sa forme réduite Elle contient deux cations cuivreux Cu+ qui se liennent à une molécule O2 de manière réversible en devenant cuivriques Cu2 Les Hemocytes : Sur cette photo il s’ agit d’un caillot créé par les techniques de préparation - il faut se souvenir que les hemocytes sont transparents Ils ont un rôle immunitaire. Concernant ces cellules immunitaires (l’équivalent des globules blancs) : Elles sont essentielles pour la réponse immunitaire innée des crustacés. Elles interviennent dans la phagocytose, l’encapsulation des pathogènes, la coagulation de l’hémolymphe et la production de molécules antimicrobiennes. Types principaux d’hémocytes chez les décapodes : Granulocytes (ou cellules granulaires) : impliqués dans la phagocytose et la mélanisation. Hyalinocytes (ou cellules hyalines) : moins granulaires, impliqués dans la coagulation et la cicatrisation. Donc bien qu’il n’y ait pas de globules blancs au sens strict (comme les leucocytes des vertébrés), les hémocytes remplissent des fonctions immunitaires comparables. Résumé du système circulatoire des Décapodes : -- A-- La cavité péricardique reçoit l’ hemolymphe saturé en Oxygéne en provenance des artères branchiques B --Le cœur est percé de plusieurs ostioles 2 à 3 fois 2 sur chaque côté ce qui permet le remplissage. C –L’hemolymphe va être propulsé suite à la contraction du cœur vers la périphérie grâce à un système artériel Ces artères sont ouvertes donc leur contenu se déverse directement dans l’ hémocœle D –Hemocoel L’ hémolymphe riche de CO2 est repris par un système veineux ouvert Ce qui assure un drainage de retour E – L’ hémolymphe drainé est orienté vers les branchies par un système circulation les sinus veineux F – Oxygénation par les branchies qui baignent dans l’ eau de mer - la carapace en effet n’ est pas hermétique mais laisse passer l’ eau environnante G - l’hémolymphe oxygéné retourne dans la cavité péricardique par les artères branchiales Ce schéma classique est le plus souvent rencontré - Héla il est difficile à comprendre à partir G et probablement faux - Le passage de l' hémolymphe oxygénée vers le cœur est un plus subtil que cela -C 'est ce que je vous propose de découvrir dans les articles sur les branchies et la circulation branchiale - A suivre - Références : https://www.plantyn.com/files/PLBI2.pdf https://cosmovisions.com/crustacesAnatomie.htm https://www.planeteanimal.com/anatomie-du-crabe-5309.html Aquaportail : Hémocyte Ghiretti-Magaldi et al. (1977) et Chassard-Bouchaud & Hubert (1975) Pour poursuivre la lecture : Sur MikrOscOpia il y a plusieurs articles sur le cœur - Celui de l’ huitre du calamar et du pigeon Dominique
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Petite collection de copépodes marins
Dominique. a répondu à un(e) sujet de Jean Marie Cavanihac dans Jean Marie CAVANIHAC
Bonsoir Jean -Marie Existe t il des différences qui permettent de dire ce copépode est d'origine eau douce celui-là vient de la mer ? Ta dernière photo est particulièrement réussie . Amicalement Dominique -
Galles sur feuille de chêne suite Dans le premier article qui a abordé la galle du chêne https://forum.MikrOscOpia.com/topic/20210-discomyc%C3%A8tes-sur-feuille-de-ch%C3%AAne/ Jmaffert a redressé un diagnostic erroné et Tryphon nous a fourni un lien très intéressant sur les galles https://www.zoom-nature.fr/la-galle-lenticulaire-du-chene/ Dans ce second article l’ intérêt est porté sur la structure des galles En effet sur la même feuille il a été possible de découvrir 4 galles différentes 3 déjà présentées. Photo N°1 galle suite à la piqure de la guêpe ? Photo N° 2 galle suite à la piqure de la guêpe Neuroterus quercusbaccarum Photo N°3 galle suite à la piqure de la guêpe? ( sur le Web il apparaît une grande confusion dans les dénominations des guêpes) Et une quatrième pas encore photographiée. : Il s’ agit d’une galle suite à la piqure de la guêpe :Neuroterus numismalise . En coupe : Des coupes sont réalisées Coupe après inclusion dans la paraffine section de 30 µm. Coloration avec Acridine /Acriflavine/Bleu Alcian . Bleu Alican seul Bleu coton lactophénol . D’abord deux coupes sans aucune préparation ni coloration : 1 1 Cellules épithéliales 2 2 Cellules colorées naturellement en rouge indice de la présence de caroténoïdes 3 Parenchyme 4 Réseau vasculaire 5 Cellules limitant la cavité de développement de la larve Coupe colorée au Bleu Alcian après la préparation classique alcool/acide acétique / formol . Coupe colorée après préparation Acriflavine/Acridine/Bleu Alcian A-cellules épithéliales B-cellules lignifiées C-cellules à paroi cellulosiques Réalisation de coupe de la Galle N°1: A – zone d’attache à la feuille, lieu où passent les vaisseaux reliant le système circulatoire de la feuille au système circulatoire de la galle. B --loge où la larve peut se développer. C –parenchyme fait surtout de cellules à paroi cellulosique riche en plastes D –parenchyme périphérique riche en cellules en lignifiée assurant la solidité de la structure. Les coupes suivantes ont été colorées avec Le bleu Coton lactophénol : En moyenne les cellules mesurent autour de 56 µm Les plastes mesurent autour de 5 µm Si on utilise la lumière polarisée on retrouve la croix caractéristique créée par la présence de l’amidon Les plastes sont donc des amyloplastes. Coloration avec du Lugol ( iode ): Une grande quantité de cellules prennent le colorant confirmant la présence de l’amidon. Dernière image sur la périphérie de la galle N°4: Les cellules épithéliales sont couvertes (A) par une épaisse couche de cire isolante ( cuticule ). ****************************************************************************************************************** Commentaire sur la formation des galles (Cécidogenése ): La formation d’une galle après une piqûre de guêpe (ou plus souvent d’un insecte comme un cynips, un puceron ou un acarien) est un phénomène qui relève d’une interaction complexe entre la plante et l’insecte.La larve qui se développe dans la galle semble aussi synthétiser des molécules actives sur la croissance de la Galle. Voici comment cela s’explique : 1. Une croissance cellulaire contrôlée, pas anarchique La galle n’est pas une simple prolifération désordonnée de cellules. Elle résulte d’une reprogrammation ciblée du développement de la plante par l’insecte. Les substances injectées (salive, toxines, hormones) agissent comme des signaux qui modifient l’expression de gènes spécifiques de la plante, notamment ceux impliqués dans : La morphogenèse (forme de la galle) La différenciation cellulaire (types de cellules formées) La division cellulaire (où et comment les cellules se multiplient) Cette interaction est si précise que chaque espèce d’insecte produit une galle avec une architecture caractéristique (taille, forme, texture, couleur), presque comme une "signature". Ces différences reflètent des mécanismes moléculaires distincts, où l’insecte "reprogramme" la plante de manière spécifique. 4. Preuves scientifiques récentes Des études en génomique et en biologie moléculaire ont montré que : Les insectes gallicoles injectent des ARN ou des protéines capables de modifier l’expression des gènes de la plante hôte. Certaines galles expriment des gènes normalement actifs uniquement dans des organes spécifiques de la plante (comme les racines ou les fleurs), ce qui suggère une redirection du programme de développement. 1. L’injection de signaux par l’insecte Lors de la piqûre ou de la ponte, l’insecte injecte un cocktail de molécules dans le tissu végétal. Ces molécules incluent : a. Effecteurs protéiques Fonction : Ces protéines, souvent sécrétées par les glandes salivaires de l’insecte, ciblent des voies de signalisation spécifiques de la plante. Protéines similaires à des hormones végétales (comme les auxines ou les cytokinines) qui mimétisent ou perturbent les signaux de croissance de la plante. Enzymes modifiant les parois cellulaires (pectinases, cellulases) pour faciliter la pénétration et la diffusion des signaux. Protéines inhibitrices de défenses (comme des inhibiteurs de protéases ou de l’éthylène) pour supprimer les réactions immunitaires de la plante. b. MicroARN (miARN) et ARN interférents Fonction : Certains insectes injectent des miARN capables de réguler négativement l’expression de gènes de la plante, en ciblant des ARN messagers spécifiques. Exemple : Des études sur les pucerons ont montré que leurs miARN peuvent réprimer des gènes impliqués dans la défense ou la morphogenèse foliaire c. Phytohormones et leurs analogues provenant de la plante hôte mais détournées dans leur fonction Auxines : Stimulent la division cellulaire et l’élongation, souvent responsables de la croissance initiale de la galle. Cytokinines : Favorisent la différenciation cellulaire et la formation de tissus spécialisés (comme les poils ou les vaisseaux conducteurs dans la galle). Gibbérellines : Peuvent être impliquées dans l’allongement des cellules. Acide abscissique (ABA) : Parfois détourné pour modifier la réponse au stress ou la fermeture des stomates. 2. Réponse de la plante : reprogrammation du développement Les signaux injectés par l’insecte déclenchent une cascade de réactions dans la plante, aboutissant à la formation de la galle. Voici les étapes clés : .a Activation de voies de signalisation Voie des MAP kinases : Impliquée dans la transduction du signal de stress et la division cellulaire. Voie de l’éthylène : Souvent réprimée pour éviter la sénescence ou la nécrose des tissus. Voie du calcium : Les flux de Ca²⁺ intracellulaires peuvent activer des facteurs de transcription liés à la croissance. b. Modification de l’expression génique Gènes de développement : Des gènes normalement actifs dans les méristèmes (zones de croissance) ou les organes floraux sont réactivés dans les cellules de la galle. Par exemple : Gènes KNOX (impliqués dans le maintien des cellules souches végétales). Gènes WUSCHEL (régulateurs de la différenciation). Gènes métaboliques : Augmentation de l’expression de gènes codant pour des enzymes de biosynthèse de nutriments (sucres, acides aminés), qui nourriront l’insecte. c. Remodelage du cytosquelette et de la paroi cellulaire Protéines du cytosquelette (actine, tubuline) : Leur organisation est modifiée pour permettre une division cellulaire asymétrique ou une expansion directionnelle. Enzymes de modification de la paroi (expansines, xyloglucane transférases) : Permettent l’expansion et la différenciation des cellules. 3. Spécificité de la galle : un dialogue évolutif La forme et la structure de la galle dépendent d’une co-évolution entre l’insecte et la plante : L’insecte a développé des effecteurs capables de cibler des gènes clés de la plante hôte. La plante peut, en retour, évoluer pour résister à ces manipulations (par exemple, en modifiant ses récepteurs hormonaux ou en activant des défenses ciblées). 4. Outils pour étudier ces mécanismes Les chercheurs utilisent : Le séquençage ARN (RNA-seq) : Pour comparer l’expression des gènes dans les tissus sains et galligènes. La CRISPR-Cas9 : Pour inactiver des gènes candidats et observer l’effet sur la formation de la galle. La microscopie confocale : Pour visualiser les modifications du cytosquelette ou la localisation des hormones En résumé La galle est bien le résultat d’une manipulation génétique fine par l’insecte, qui exploite les voies de développement de la plante pour créer une structure adaptée à ses besoins. Besoin de protection Besoin de nutriment ‘les galles deviennent des greniers d’ amidon Ce n’est pas une croissance anarchique, mais une réorganisation contrôlée du tissu végétal, presque comme un "organe" supplémentaire imposé par l’insecte. Références: Guides des Galles de France et d'Europe Le texte est issu d'une discussion avec Chat Mistral IA. Dominique
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Tilleul fungus automne A l’automne les feuilles se couvrent de taches de couleurs variées , souvent brunes à noires .Une partie de ces taches correspond à la mort programmée des cellules constituant la feuille conséquence de l’abscission , une partie provient de l’ installation de moisissures ou comme on l’a vu de galle Le tilleul perd ses feuilles ce qui nous permet de les découvrir aisément Feuille de tilleul : Une coupe de la feuille est réalisée : Vue de dessus , ce qui sur la photo macro correspond au chevelu bien visible : Et en contraste de phase : Deux types d’ hyphes peuvent être isolés: Des hyphes fertiles surmontées par une ou plusieurs spores De hyphes non conidiogénes.;Ces hyphes semblent se rassembler en bouquets de 3 à 8 hyphes et sont responsables de l’ aspect feutré de la colonie vue en épiscopie. A partir de ces images il est possible de réaliser le schéma suivant : A Conidiophore B Spores C Hyphes réunies en faisceaux D Poils stériles Comme d’ habitude je ne suis pas capable de donner un nom à cette moisissure mais j’ en retire cependant le grand plaisir de découvrir une forme inattendue. Dominique.
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Merci beaucoup de ton aide Jmaffert Mais c'est un sujet que je ne possède pas bien mais j' aurai dû me méfier en regardant la coupe de cette gale ( la zone creuse centrale ne pouvait pas être compatible avec un fungus), je n ai pas utiliser la recherche du diagnostic différentiel en constatant certaines incohérences . Sur wikipedia on nous enseigne que "Neuroterus quercusbaccarum, parfois appelé cynips galle-groseille ou cynips galle-lentille[1], est une espèce de la famille des « guêpes à galles » ou « mouches à galles », les Cynipidae. Cet insecte est responsable de la formation de galles sur les chênes à feuilles caduques : des galles sphériques à l'allure de groseilles sur les inflorescences mâles ou des galles à l'allure de lentilles sous la face inférieure des feuilles." Merci Tryphon pour l' article que tu nous as indiqué - cet article est passionnant est révèle la complexité du monde vivant . Amicalement
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Discomycètes sur feuille de chêne ? Note de correction — Les structures initialement décrites comme Discomycètes se sont révélées être des galles de cynips (probablement Neuroterus quercusbaccarum). L’hypothèse fongique a donc été abandonnée, mais les observations et coupes restent utiles à titre documentaire. Tous les ans en automne les feuilles du vieux chêne au bas de la route se couvrent de taches - Toutes n’ont par la même forme indice ni la même couleur indices d'attaques multiples réalisées par des variétés de guêpes différentes. 3 formes sont présentes: . Chaque petit rond fait autour de 4 mm de diamètre et il est très facile de les décoller du limbe de la feuille. Sur cette première photo les formations sont marron-clair et aplaties. Il existe une autre forme dont les rebords sont bien marqués. Et une troisième forme plus claire et plus bombée Regard sur la face inférieure: En A est la seule zone qui a un contact avec le limbe de la feuille. Une coupe est réalisée : A Fixation sur le limbe de la feuille – B Limbe de la feuille C Coupe du parenchyme - une cavité est bien délimitée dans la base de la galle mais cette cavité est vide . D Ornementations Reste à trouver le nom de cette formation ou le nom de ces formations puisqu' il en a été trouvé 3 . Dominique
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Cercosporiose Cercospora beticola Pas loin de la maison il y a un immense champ de Betteraves fourragères. Les betteraves sont énormes - En faisant bien attention on constate que les feuilles des betterave du champ sont parfaites homogènes - volumineuses .Par contre sur la bande de limite du champs et sur une largeur d’un mètre les feuilles sont petites tachées parfois sèche et marron La séparation entre les deux zones est bien rectiligne : le pulvérisateur agricole a donc laissé 1 mètre sans traitement Etat des feuilles atteintes : Après grossissement des taches : Coupe de la partie atteinte : La zone de transition La structure normale de la feuille a été totalement détruite . Comparaison avec la partie saine de la feuille : Diagnostic : Atteinte des feuilles de betteraves par un fungus Cercospora beticola . A – Conidies ( produites ici en chaînette ) B -- Conidophores En lumière polarisée il est constaté une importante charge minérale des feuilles de betterave . Pour en savoir plus : La cercosporiose est une maladie fongique causée par des champignons du genre Cercospora. Elle touche principalement les plantes, en particulier les cultures agricoles comme la betterave sucrière, la carotte, la tomate, le soja, le riz, le maïs, et certaines plantes ornementales. Symptômes principaux Taches foliaires : Petites taches circulaires, souvent grises ou brunes, entourées d’un halo jaune. Nécrose : Les taches s’élargissent et finissent par sécher, provoquant la chute des feuilles. Affaiblissement de la plante : Réduction de la photosynthèse, baisse des rendements, voire mort de la plante en cas d’infection sévère. Conditions favorables Humidité élevée (rosée, pluie, irrigation) Températures modérées (20–30 °C) Mauvaises pratiques culturales (rotation insuffisante, résidus infectés) Exemples de cultures touchées Betterave : Cercosporiose de la betterave (Cercospora beticola) Tomate : Cercosporiose de la tomate (Cercospora fuligenoides) Soja : Cercosporiose du soja (Cercospora sojina Classification Catalogue of Life Règne Fungi Embranchement Ascomycota Classe Dothideomycetes Ordre Capnodiales Famille Mycosphaerellaceae Genre Cercospora Espèce Cercospora beticola 1. Traitements fongicides chimiques Les fongicides sont souvent utilisés en prévention ou dès l’apparition des premiers symptômes. Trois spécialités présentent de bonnes performances Produits à base de cuivre Prothioconazole+fluopyramil Difénoconazole + fenpropidine Les seuils de traitements sont atteints lorsque 1% ( 5 % en bord de mer )des feuilles présentent des symptômes 3. Méthodes culturales et préventives Rotation des cultures : Ne pas replanter la même espèce sur une parcelle infectée pendant 3–4 ans. Choix de variétés résistantes : Certaines variétés de betterave, soja ou tomate sont moins sensibles. Gestion de l’irrigation : Éviter l’arrosage du feuillage, privilégier le goutte-à-goutte. Désherbage : Limiter les adventices qui peuvent héberger le champignon. Élimination des résidus infectés : Brûler ou enfouir profondément les débris végétaux après récolte. NB Il y a peu de différences entre variétés fourragères et variétés potagères pour les betteraves , aussi autre fois ( mais peut être dans le future )en cas de pénurie, on utilisait les variétés fourragères plus productives pour la consommation humaine. Cela a été le cas pendant les deux dernières guerres mondiales en Europe.en dans les périodes de famine en Irlande. Ref La France agricole N° 4120 Dominique .
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Bonjour Tryphon Ton histoire fait revenir dans ma mémoire des souvenirs d’enfance où les poux étaient appelés des Totos . Cette expression a disparu de nos jours mais le fait que tu réveilles cette expression de jeunesse est tout à fait agréable. Amicalement Dominique
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Poux Pediculus humanus capitis L’ année scolaire a commencé il y a 5 jours et sur les cheveux de ma petite fille on découvre des poux Un prélèvement est réalisé : Sur cette photo le repas sanguin est bien visible ( lors du prélèvement sur la tête il était rouge ) A noter la quantité d’ œufs contenus dans le sac à œufs . Un pou de tête femelle peut pondre entre 6 et 10 œufs par jour. Sa durée de vie est d'environ 30 jours .Pendant sa vie, une femelle pou peut donc produire environ 200 lentes. : Le pou a un système piqueur suceur rétractable » le stylet » ( ce qui est le cas de la photo )la salive contient un anticoagulant. Les démangeaisons sont causées par une réaction allergique à la salive injectée par le pou lors de la morsure. Les zones les plus fréquemment affectées incluent la nuque, derrière les oreilles et la base des cheveux. Les piqûres peuvent également entraîner des réactions cutanées inflammatoires, des éruptions cutanées et des petites bosses rouges sur la peau. En cas de grattage intense, des infections bactériennes secondaires peuvent se développer, provoquant des lésions cutanées et des plaques de peau irritée. Le pou se déplace très vite il court sur la peau à la vitesse de 23 cm à la minute par contre il ne saute pas comme la puce. Les lentes : Temps d'incubation des lentes Éclosion : Les lentes éclosent généralement 7 à 10 jours après avoir été pondues par le pou femelle. Durée de vie : Une fois éclose, la larve (appelée nymphe) met environ 7 à 10 jours supplémentaires pour devenir un pou adulte capable de se reproduire. Les lentes vides (après éclosion) restent souvent accrochées aux cheveux et peuvent être confondues avec des pellicules, mais elles sont plus difficiles à enlever. Les poux ne survivent pas plus de 24 à 48 heures hors du cuir chevelu. **************************** 1. Classification et types Le pou est un insecte ectoparasite (vivant à l'extérieur du corps de son hôte). Chez l'être humain, on distingue trois espèces principales : Les poux sont des parasites exclusifs de l'homme Le pou de tête (Pediculus humanus capitis), le plus fréquent, qui vit sur le cuir chevelu. Le pou de corps (Pediculus humanus humanus), qui vit sur les vêtements et se nourrit sur la peau. Le pou de pubis (Phtirus pubis), plus connu sous le nom de morpion, qui vit dans les poils pubiens. 2. Le pou de tête : cycle de vie et caractéristiques Le pou de tête a un cycle de vie en trois stades : la lente, la nymphe et le pou adulte. La lente (l'œuf) Les femelles pondent 4 à 10 œufs par jour. Les lentes sont de minuscules œufs ovales, de couleur grisâtre ou beige, et sont fermement fixées à la base du cheveu, à moins d'un centimètre du cuir chevelu, grâce à une sorte de colle (le cément). Elles éclosent au bout de 7 à 10 jours. Les lentes vides, plus claires, peuvent rester accrochées au cheveu pendant des mois. La nymphe (le jeune pou) C'est le stade qui suit l'éclosion de la lente. La nymphe ressemble au pou adulte, mais en plus petit. Elle subit trois mues successives avant de devenir un pou adulte. Ce stade dure environ 10 à 15 jours. Le pou adulte Il mesure de 2 à 4 mm de long. Il a six pattes, chacune munie de pinces qui lui permettent de s'accrocher fermement aux cheveux. Le pou est un insecte hématophage, ce qui signifie qu'il se nourrit exclusivement de sang humain, qu'il prélève plusieurs fois par jour sur le cuir chevelu. Il ne peut pas survivre plus de 2 jours en dehors de son hôte. La femelle pou peut vivre de 1 à 2 mois. 3. Transmission et symptômes La transmission se fait principalement par contact direct de tête à tête. La transmission indirecte via des objets (bonnets, peignes, brosses, écharpes) est possible, mais moins fréquente car les poux ne survivent pas longtemps hors de l'hôte. Les poux se déplacent en rampant. Le symptôme le plus courant est une forte démangeaison du cuir chevelu (prurit), causée par la salive du pou. 4. Résistance Les poux sont assez résistants. Ils peuvent survivre sous l'eau en fermant leurs orifices respiratoires. Ils peuvent également survivre à des températures élévées tant qu'ils sont en contact avec la peau de leur hôte, qui agit comme un thermorégulateur. De plus, certaines populations de poux ont développé une résistance aux insecticides (pédiculicides) couramment utilisés 1. Classification taxonomique du pou Classification du pou de tête Embranchement Arthropoda Classe Insecta Ordre Phthiraptera Sous-ordre Anoplura Famille Pediculidae Genre Pediculus Espèce Pediculus humanus capitis (Pou de tête) Il existe un grand nombre de produits anti poux dont l’ efficacité est parfois discutable - Un jour je vois une famille dont tous les membres sont atteints d’ une gale Le responsable de la gale humaine est un acarien microscopique appelé Sarcoptes scabiei var. hominis (ou simplement "sarcopte"). Ce parasite est spécifique à l’humain et ne survit que quelques jours en dehors de la peau.On traite cette maladie par des comprimés d' Ivermectine . Je revois la famille quelques jours plus tard pour vérifier l’ efficacité du traitement et ils me disent « Docteur on a essayé tous les traitements possibles contre les poux et depuis la prise de votre médicament nous n’ avons plus rien ni gale ni poux ". Depuis pour le infestations importantes par les poux je le prescris avec efficacité. Dominique
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Ananas structures histologiques Lorsque l’ on regarde un ananas en Normandie on se place devant la fin d’ un processus celui de la fructification . La plante est une monocotylédone herbacée et pérenne et hermaphrodite. Sa caractéristique est le développement d’une tige entourée de feuilles qui va porter une inflorescence surmontée d’un développement de feuilles linéaires . A Bractée B Sépale C Pétale D Pistil E Etamine F Calice G ovaire Une fois cette inflorescence devenue fruit la plante va recommencer à partir d’ un bourgeon axillaire de la tige initiale le même processus. Cette nouvelle tige adventive portera un nouveau fruit souvent plus petit -( de ce fait en culture industrielle on limite la croissance de la plante à un parfois deux fruits). **Sur la photo du haut on constate que la production se fait successivement à partir de la tige centrale et de branches adventives (ici future 3 éme récolte **A calices de quelques fleurs B axe central. Ce Pseudo fruit est donc obtenu par la coalescence de chacun des petits fruits qui se sont développés dans l inflorescence Cette Inflorescence est faite de fleurs sessiles (sans pédicelle) sur un axe unique. La floraison commence à la base et se poursuit vers l'apex. La fleur évolue : Les pétales vont disparaitre les sépales et les bractées vont se souder pour fermer la partie fructifère de la fleur Cette partie fructifère est le gynécée de la fleur . Photo du haut A Tige centrale B Zone du Mésocarpe C couverture par repliement des bractées formant l’Epicarpe. .La coupe est faite au milieu du fruit . Photo du bas A gynécée (paroi externe de l’ovaire + ovaire + ovule ) . B endocarpe .C bractées de couverture . D calice résiduel . La coupe met en évidence une forte lignification de la zone du liber.des bractées repliées.renforçant la protection du fruit sous-jacent. A noter sur la photo suivante la présence d’un orifice qui sert à émettre un abondant nectar provenant des glandes nectarifères situées dans l’ovaire. Sous ce couvercle protecteur formé par le repliement des bractées charnues se trouve le calice de la fleur. ***On retrouve en A des restes secs des étamines B les restes secs du pistil C la zone de l’endocarpe qui entoure l’ovaire D le développement d’une graine sur la zone ovulaire. Sur la photo du bas il est mis en évidence une forte lignification de la paroi interne du calice. . L’ovaire autour de 2 cm : Photo du haut :Sur cette photo l’ovaire est formé par 3 loges carpellaires contenant un placenta ici . il n’ y a qu’un seul placenta qui s’est développé En C canal nectarifère dont l’ origine est située sous les ovaires Sur la photo du bas Le placenta développé ( B ) est surmonté de plusieurs ovules qui donneront naissance aux graines On en compte 5 sur cette photo. Chaque Gynécée est entouré d’une importante masse de tissu parenchymateux qui a un rôle conjonctif entre les différentes fleurs constitutives de l’ananas Dans le cas d’ ananas il n’ y a pas de Péricarpe individualisable. C’est donc une infructescence ( c’est-à-dire la réunion dans une seule masse tissulaire de nombreux petits fruits individuels ) - ce processus est connu chez la fraise . Évolution des ovules Une très petite partie seulement des ovules va évoluer vers la formation de petites graines L’ ovaire a une position infère c’est-à-dire que l’ovaire est situé au-dessous du niveau d’insertion ,sur le réceptacle , des autres pièces florales ( sépales -pétales ) on dit que la fleur est épigyne ). Les cultivateurs d'ananas, pour empêcher la fécondation des fleurs, n'ont en fait pas grand-chose à faire : ils n'ont pas besoin de s'arranger pour l'éviter car la variété d'ananas la plus couramment cultivée, l'ananas Cayenne Lisse, est parthénocarpique.. Cela signifie que le fruit se développe sans avoir besoin de fécondation Mais il y a surtout de nombreuses variétés qui sont cultivées dans des zones présentant peu de colibris et de chauves-souris Il y a donc peu de graines L’ananas tient sa réputation de l’important développement de son parenchyme intermédiaire le Mésocarpe Le mésocarpe constitue la partie intermédiaire du fruit communément appelée pulpe quand il s'agit de fruits charnus. Il dérive de la transformation du parenchyme de la paroi de l'ovaire.Aspect microscopique: La pulpe est faite d’un tissu constitué de grandes cellules, lui-même traversé par les cellules fibreuses assurant sa résistance L’ananas est réputé pour ses raphides l’image ci-dessus donne une idée de l’importance de ces aiguilles cristallines – les raphides font autour de 20 µm Il en existe deux aspects: Soit sous forme d’aiguilles isolées soit sous forme de petits fagots. Il existe sur MikrOscOpia plusieurs présentations: https://forum.MikrOscOpia.com/topic/20068-l-ananas-un-fruit-qui-ne-manque-pas-de-piquant/#comment-83216 les raphides de l’ananas . https://forum.MikrOscOpia.com/topic/1527-ananas-comosus-ananas/#comment-6282 la feuille. Au centre de l’ananas ( B ) se trouve un axe rigide qui assure le maintien rigide de toute la plante . Cet axe central est dur et très rigide il fait un diamètre de 2 cm - il est la colonne vertébrale de la plante sur laquelle vont se fixer les multiples petites fleurs et les feuilles .En A se positionnent les nombreux axes vasculaires. Sa lignification est importante;De cette tige naissent aussi de nombreuses plantules qui repiquées vont permettre la multiplication végétative de l 'ananas. La reproduction des pieds d’ananas Les ananas se reproduisent principalement par division des rejets à la base de la plante ou par bouturage de la couronne du fruit, moins fréquemment par graines, qui sont lentes à germer. La méthode la plus courante consiste à couper la couronne, la tremper dans l'eau, puis la replanter dans une terre bien drainée Bien que les plants d’ananas soient des plantes vivaces, ils vivent rarement plus de six ans s’ils produisent des fruits. Après la production de fruits, la qualité de la plante diminue. Cependant, la plante commence à produire des pousses qui peuvent être multipliées pour former de nouvelles plantes. Pourquoi les ananas donnent souvent une sensation de picotement dans la bouche ? La sensation de picotement ou de brûlure que l'on ressent en mangeant de l'ananas est bien due à la bromélaïne. La bromélaïne est un complexe d'enzymes protéolytiques, ce qui signifie qu'elle a la capacité de décomposer les protéines. Lorsque vous mangez de l'ananas, cette enzyme entre en contact avec les tissus de votre bouche, de votre langue et de vos lèvres, qui sont composés de protéines. La bromélaïne commence alors à "digérer" ces protéines, provoquant cette sensation de picotement désagréable. La concentration de bromélaïne est plus élevée dans la tige et le cœur de l'ananas, ainsi que dans les fruits moins mûrs. C'est pourquoi un ananas bien mûr et consommé loin du cœur piquera généralement moins. En plus de cette particularité, la bromélaïne a également de nombreuses propriétés bénéfiques pour la santé, et elle est d'ailleurs utilisée dans l'industrie pharmaceutique et dans certains compléments alimentaires pour ses vertus anti-inflammatoires et digestives. Classification Taxonomique/ Règne : Plantae (Plantes) Division : Tracheophyta (Plantes vasculaires) Classe : Liliopsida (Monocotylédones) Ordre : Poales Famille : Bromeliaceae (Broméliacées) Genre : Ananas Espèce : Ananas comosus Référence The pineapple :botany ,production as uses par Kenneth G Zimmer et Daniel P Bartholomew Microscope utilisé le Tomlov microscope à écran L’objectif est un zoom ce qui rend difficile la précision de l’agrandissement Dominique
