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Jean Marie Cavanihac

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Messages posté(e)s par Jean Marie Cavanihac

  1. Bonjour

     

    Avec la météo actuelle entre la pluie et le vent  qui ne favorisent pas les sorties, pourquoi ne pas revoir des lames anciennes que nous avons faites il y a 10, 20 ans voire plus ?

    Je vous propose cet article qui démontre plusieurs choses : le montage à la gélatine glycérinée ou glycérine gélatinée bien que modeste milieu de montage ne se comporte pas trop mal. J'avoue quelques erreurs : trop ou pas assez de milieu sur la lame (le bon dosage vient avec l'expérience !) , mauvaise étanchéïté... etc 

     

    Hommage à notre ami Walter qui a beaucoup expérimenté en ce domaine , et dont j'invite à lire les articles sur les milieux de montage

     

    Pour vous permettre de jouer un peu , deux références bibliographiques à des romans littéraires se sont glissées dans le texte (une est plus difficile)... Retrouverez vous leurs auteurs ?

     

    Amitiés

    JMC

  2. J’aurais pu intituler cet article « Vingt ans après » mais le titre est déjà pris  Le but est de revoir - au moins 20 ans après leur réalisation -, diverses lames que j’ai montées selon le protocole suivant :

    - Fixation au picroformol de Bouin

    - lavage

    - ajout liquide glycériné laisser évaporer ou enlever le surplus par le coin d’un mouchoir papier

    - coloration (si utile) puis lavage

    - montage à la gélatine glycérinée ** (faite maison) sur platine chauffante

    - pose lamelle

    - rinçage lame à l’eau froide pour enlever la gélatine qui a débordé de la lamelle

    - scellement au vernis à ongle quand la lame est sèche

    Au début de mes observations, surtout de plancton, je souhaitais garder les sujets pour examen ultérieur, quand j’aurais eu plus de documentation sur leurs caractères spécifiques. La photo est un bon moyen, mais souvent les éléments d’identification fine n’y sont pas toujours visibles selon comment a été faite la mise au point lors de la prise de vue.

    Pour des sujets très transparents (et sachant qu’ils s’éclaircissent avec le temps ) j’utilisais deux colorants : l’éosine et le vert de bromocrésol ( un indicateur de pH virant bleu à pH=4)

    Rangement dans des boites faites maison avec du carton ondulé (5 boites comme celle ci ) ce qui fait dans les 250 lames à explorer.

    Noter la petite astuce consistant à repérer sur l’étiquette la position approximative du sujet sous la lamelle (surtout s’il y en a qu’un ) : point marqué par la flèche rouge.

    Image00005.jpg.5a6749307f915d55580443913857631c.jpg

    Bien entendu après plus de 20 ans les lames ne sont pas toutes en parfait état ! Les principaux défauts : rétraction de la gélatine qui n’englobe plus le sujet (récupérable, on le verra), développement de structures qui ne semblent pas être des moisissures (peut être des bulles ?), sujets non colorés devenus trop transparents …Par exemple cette anémone de mer encore visible mais entourée de ces structures  

    Photo-2995.jpg.d1b67082092795bd4a7c392c5ea24f46.jpg

    Comment rajouter de la gélatine ? C’est assez facile avec la platine chauffante ci dessous (alimentée par le transformateur de la lampe du microscope). A gauche exemple de gélatine rétractée (flèches) sur une lame contenant un polype de méduse

    Image00007.jpg.dd08245c87dceadba1c56523c338522b.jpg

    On gratte le vernis sur un coté de la lamelle au plus prés de la bulle, on pose la lame sur la platine et on ajoute un fragment de gélatine sur la partie grattée : celle ci en fondant s’infiltre par capillarité et on peut éliminer les bulles en tapotant légèrement sur la lamelle .

    
    
    

    crerec.jpg.bf0470c4eadb3e866ba96bb227d016df.jpg

    Voici un effet non prévu du fixateur : le Bouin est acide (contient de l’acide picrique) et ramollit voire dissous les structures contenant du calcaire, d’où l’allure « mole » de cette larve d’ophiure (a droite spécimen vivant) .Donc attention !

    Photo-3048.jpg.810c8a21a8a2bdcfe148349ce6e4df7b.jpg

    Voyons les résultats sur divers sujets planctoniques  et ce qu’ apporte l’examen à postériori de ces lames pour retrouver des détails qui ont échappé aux premières observations

    Voici une larve de galathéa. (espèce de crabe)  l’observation des détails de la queue permet de préciser l’espèce

    pagur.thumb.jpg.dc5365938e9559269cbd1b55bf43a1c4.jpg

    Autre exemple : sur ce chaetognathe Sagitta : on voit très bien sur la tête les crochets de chitine mais la littérature fait état de dents antérieures et postérieures, dents antérieures que je n’avais pas vu et que l’on va retrouver dans le détail au X 40

    Image00001.jpg.fd6c3e90ed43c16b99b18d404127988f.jpg

    Autre exemple encore plus intéressant de recherche à posteriori: j’avais remarqué sur cette femelle  copépode ( calanus paracartia identifié à postériori sur cette lame ) un détail qui m’avait échappé : flèche rouge  avec détail à droite : coloré en rose (sur l'image)  on voit un spermatophore

    Photo-3356S.thumb.jpg.6f5e59005208fe04f28baa042c18eb37.jpg

    Lors de l’accouplement le mâle maintient la femelle grâce à une patte modifiée en pince et lui transfère le spermatophore qui va adhérer à l’abdomen de la femelle comme spermathèque et les spermatozoïdes contenus féconderont ses œufs en temps utile …voir ici les détails :

    https://forum.MikrOscOpia.com/topic/20108-reproduction-du-cop%C3%A9pode-paracartia-grani/#comment-83424

    Autre sujet facile à conserver : radula de patelle ;La patelle, coquillage qui a la forme d"un chapeau chinois, possède (comme les escargots) cet organe chitineux qui lui permet de râper les algues

    radula.jpg.a3ea228a24b4c28faf6a5d3536b0fe34.jpg

    Sur cette larve de crabe stade zoéa , le X 40 sur l’œil permet de voir les ommatidies

    Image00009.jpg.775886107283226b49feca11b58d581c.jpg

    A la longue les colorations à l’éosine, qui étaient uniformes, se différencient en se fixant sur les muscles ; par exemple sur ces gnathopodes de caprelles : peut être à cause d’un rinçage insuffisant du Bouin car l’éosine se décolore en milieu acide

    Image00002.jpg.ae0d98b6ed3e28936db61a707d3b752f.jpg

    Idem pour cette larve de crabe stade mégalops : les fins muscles sont colorés en rose

    Image00013.jpg.7e39ef8aadcaadf0db55cac725b5dc5e.jpg

    Avec le temps : le foraminifère de droite a perdu la matière minérale (acidité du Bouin sur le calcaire ? ) et on voit l’organisation des chambres , alors que l’autre est resté inchangé et peu transparent.

    Image00011.jpg.ce5b5d3085f797bb9438548dec82f38b.jpg

    Autre exemple de bonne conservation : ces alevins de poisson , sur celui de droite : on voit la vessie natatoire et les vertèbres  (X 2,5)

    Image00012.jpg.23aa3354312fef79fafb25637d553293.jpg

    Bonne conservation pour ces vers : polychaete qui a beaucoup pâli à gauche et annelide

    Image00010.jpg.157bd4f7fb1733b0e6afcff1f7b5213d.jpg

    Un dernier exemple avec ces dinoflagellées et ce tintinide Favella

    Image00006.jpg.820eeebb6b2b46d2d408298b45213a6a.jpg

    Voilà donc quelques exemples de montages à la gélatine sur des organismes marins. Je ne sais pas si les résultats seraient meilleurs avec le Baume du Canada, ou les résines synthétiques modernes. Je crains que les déshydratations préliminaires ne déforment beaucoup les échantillons. Un avantage de la gélatine est sa rapidité d’utilisation. Le procédé fonctionne bien avec les plantes et les coupes végétales. Mais ceci est une autre histoire ….

    * Note : une recette de gélatine de notre regretté Walter Dioni et d’autres milieux de montage

    https://www.microscopies.com/DOSSIERS/Magazine/Articles/WD-MILIEUX/Montage.html

     

     

  3. Bonjour Daniel

    En cette saison voir plutôt le rayon plantes d'intérieur plus abrité du froid . Autre points de prélèvement (hors jardinerie) : les dépôts verts sur fontaines et vasques à l'extérieur... Il n' y a pas forcément beaucoup de choses qui bougent mais on trouve des diatomées, desmidiées etc...toute l'année. 

    Bonne idée que la journée d'animation : cela pourrait faire l'objet d'un mini reportage dans le forum !

     

    Amitiés

    JMC

  4. Bonjour Daniel

     

    Merci de lire aussi ma prose en Anglais ! (ça m'oblige à faire des efforts supplémentaires de rédaction, c'est bon pour le cerveau !)

    J' avais déjà parlé de cette observation dans notre forum. En fait j 'ai été un peu lapidaire sur la raison de ne pas mettre de lamelle : c'est surtout pour pouvoir accéder à un sujet intéressant (avec une micropipette) parmi les divers débris que l'on trouve sur la lame , pour le transférer ailleurs (lame propre ou récipient de culture) Un spécimen sous lamelle n'est quasiment pas récupérable  (quoique *)

     

     * petite astuce : rajouter de l'eau sur le bord de la lamelle pour qu'elle commence à flotter puis la déplacer avec précaution pour que le spécimen sorte dans la goutte hors de la lamelle puis vider cette goutte dans le nouveau récipient en ajoutant si besoin de l'eau pour bien rincer la lame. Si la lamelle tombe dans le récipient, on la récupèrera plus tard... 

    Amitiés

    JMC

  5. Bonjour Dominique

     

    Bonne question ! Les copépodes sont ubiquistes; on les trouve dans tous les milieux aquatiques voire des flaques d'eau, eaux saumâtres etc . Il n'y a pas de différences morphologiques entre espèce marine et eau douce. 

    Dans mes observations j'ai trouvé des cyclopoïdes (le plus commun étant le cyclops) dans l'eau douce et aussi en eau de mer, mais pas de calanoïdes ni harpaticoïdes dans l'eau douce (encore que je n'ai pas beaucoup de choix pour les sites en eau douce !) . Je pense que la densité des espèces est beaucoup  plus grande  en eau de mer ce qui facilite la capture en nombre. Ce qui m'a étonné c'est de rencontrer Tigriopus qui n'est pas référencé en Méditerranée .

     

    Merci pour ton appréciation sur la dernière image "live" (: on voit le flou des maxillipédes qui s'agitent) , mais il faut être rapide pour la prise de vue. !

     

    Amitiés

    JMC

  6. Suite ...

    Quatrième espèce : cette fois ordre des Harpaticoïdes : euterpina acufrontis : deux antennules courtes géniculées* sur le mâle à droite , rostre* bien visible sur la femelle

    euterpinaMF.jpg.3bca14854e643fcb39e75509860c93ec.jpg

    mage de gauche détail d’une antennule mâle pliée et étendue et image à droite  : P5 de la femelle très semblable à celle du mâle.

    antennueuter.jpg.e0db1dfcaae79c204da5c3cbf37f9d1d.jpg

    Sur ce spécimen mâle on distingue un spermatophore* qui n’a pas encore été transféré sur la femelle détail au x 40

    Photo-40402.jpg.7b3ab754e678a61781a88e87f903e00b.jpg

    Cinquième espèce : harpaticoïde qui m’ a été difficile à identifier : Tigriopus. (Tig pods) Il en existe une quinzaine d’espèces. Leur couleur jaune est due à un pigment orange (astaxanthine) qui est synthétisé pour les protéger des rayons UVA et UVB du soleil, car les zones à faible profondeur (flaques) où ils vivent sont soumises aux rayons solaires.

    Les antennules, qui possèdent des détecteurs chimiques, permettent au mâle de reconnaître les propriétés chimiques d’une femelle en période de reproduction.

    On remarque les antennules du mâle de forme très caractéristique qui aident à l’accouplement et aussi la présence de maxillipèdes* chez les deux sexes.

    tigriMF-S.thumb.jpg.d42590810a6ae6d36ccbbfa0a3a19a27.jpg

    On voit bien le sac ovigène chez la femelle .

    Détail des antennules du mâle image de gauche (on y distingue des poils sensitifs ) et à droite un des deux maxillipèdes objectif x 40

    anttigriomax.jpg.2761599265ec9c068cd3d2fe90c5c1c9.jpg

    Il semble que cette espèce soit plus rare en Méditerranée : je ne l’ai pas trouvée dans « Faune de France biblio Ref 3 ni sur Ref 4 (base de donnée française importante )» mais seulement chez « G.O. Sars – Ref2 ».

    L ‘espèce est sensée se trouver sur la cote Ouest de l’Europe mais ces spécimens ont bien été recueillis en Méditerranée !

    Lexique :

    Antennule : Le plus antérieur des appendices pairs des crustacés, formé d'une base contenant un statocyste et de deux fouets, aux fonctions tactiles.

    L'une des fonctions de l'antennule est la détection de la nourriture, des mouvements de l'eau, des prédateurs

    Géniculée : avec une articulation rappelant celle du genou

    Spermatophore : une capsule contenant des spermatozoïdes créée par les mâles de diverses espèces , et transférée dans ou a proximité de l'ovipore de la femelle pendant l’accouplement

    Ovipore : organe sexuel femelle en forme de pore qui est inséminé par le spermatophore déposé par le mâle

    Maxillipède : Le maxillipède (littéralement « pied-mâchoire ») est un appendice du péréion (ou thorax) modifié chez certains crustacés et impliqué dans la nutrition. Le maxillipède est une sorte de « patte » thoracique qui a été transformée et qui sert à la mastication .

    Rostre : Prolongement pointu, vers l'avant du corps chez les insectes et crustacés

    Pour terminer et montrer la beauté d’un copépode vivant voici une image en fond noir pour s’exercer à la détermination : quel ordre, mâle ou femelle, espèce ?? Les indices sont ci dessus !

    calanus.thumb.jpg.667f633543cf41e592fac0b877c4f7ec.jpg

    JMC

     

     

     

     

     

     

  7. Les copépodes, sont de petits crustacés, qui constituent une grande partie du zooplancton ; ils représentent 12000 espèces où l’on distingue 10 ordres .

    Dans les prélèvements au filet à plancton (ici maille de 200 µm), le nombre de copépodes recueillis est très important en particulier les mois d’été. En prenant quelques précautions : conservation au frais de l’échantillon et observation rapide (entre 2 et 3 heures après prélèvement), de nombreux spécimens peuvent être observés vivants.

    Cependant en raison de leur nombre élevé, la concentration en oxygène baisse rapidement dans le flacon et vient ralentir leurs mouvements : il tombent au fond en constituant une « soupe » de copépodes et le prélèvement d’une seule goutte de ce dépôt ramène plus d’une dizaine de spécimens sur la lame. Dans l’image ci dessous , il faut donc diluer ! Ce grand nombre de spécimens va permettre de les figer en diverses positions et sur la quantité présente on peut trouver le mâle et la femelle .

    Photo-4002.jpg.ff2c8a802281d76ccece30d09f5bc378.jpg

    Pour les conserver : fixation au picroformol de Bouin directement sur lame, coloration par le vert de bromocrésol (pas vraiment un colorant mais un indicateur de pH) et montage à la gélatine glycérinée. J’ai ainsi réalisé plusieurs lames sur plusieurs années successives . Ceci fait je remets les reste du flacon à l’eau pour nourrir les alevins de poissons ...

    J’ai un peu négligé de m’intéresser plus tôt aux copépodes car je recherchais des sujets plus rares. En reprenant 6 ou 7 lames, dont certaines datent de 20 ans, j’ai pu identifier plusieurs espèces homogènes en quantité dans les échantillons.

    Voici quelques définitions de la morphologie des copépodes qui vont être utiles pour la suite :

    de plus , dans le texte, les mots repérés par « * » renvoient au lexique en fin d’article

    Photo-1681.jpg.7a8b864328722370fe7421a902fe4d22.jpg

    L’une des lames observées montrait un spécimen de l’ordre des calanoïdes, reconnaissables à leurs longues antennules* ; dont une des pattes de la dernière paire (P5) était largement modifiée en forme de pince : Ce dimorphisme sexuel est adapté à leur reproduction.

    paracartiaM.jpg.469068509f6715836ef624366f743cb5.jpg

    La flèche rouge montre P5 modifiée et la flèche bleue une autre caractéristique du spécimen mâle : la présence d’une antennule géniculée* utilisée dans l’accouplement.

    La femelle ne possède pas d’antennule modifiée, les 2 sont identiques . P5 en forme de pince différente de celle du mâle :voici la femelle et la pince en détail : (S : spermatophore * )

    Photo-3466ParacartiaF.jpg.c616d5234a9764328e4aecf740efed73.jpg

    Il est recommandé de lire ces liens pour voir plus en détail les modalités d’accouplement.

    https://forum.MikrOscOpia.com/topic/20108-reproduction-du-cop%C3%A9pode-paracartia-grani/#comment-83424

    https://forum.MikrOscOpia.com/topic/20116-copépode-calanus-arcatia-arcaturia-clausi/#comment-83460

    Les deux autres spécimens ci dessous sont de l espèce acartia grani (Male à gauche et femelle à droite). La pince du male est similaire à celle de pacartia grani mais semble moins sophistiquée. (détail à l’ objectif x40)

    La femelle n’a pas de pince à la différence de celle de paracartia

    acartiaMF.thumb.jpg.4b2906ebec1c50797017eddd6ee21da0.jpg

    on voit sur l’image à droite le spermatophore  *  collé sur l ‘ urosome de la femelle (flèche rouge) avec détail ci dessous à l’objectif x 40

    spermarca.jpg.03e52b130f3d1cea0e275b4139fe1fd5.jpg

    Troisième espèce : Centropages ordre des calanoïdes aussi . La pince du male (photo de droite) est plus fine. On remarque aussi l’antennule géniculée * sur la droite du mâle

    100_21_centropagesMF.thumb.jpg.3aa0bd2806e0b47535e77be8484d0b40.jpg

    une épine asymétrique sur la femelle (flèche bleue) orienterait vers centropages hamatu ; noter l’ovipore * (flèche verte)

    Photo-3546(3).jpg.b10e939d859152a3e8b4e84a1184543e.jpg

     

     

     

  8. Il fait trop chaud pour aller chercher des échantillons, mais parfois ceux ci tombent littéralement du ciel !

    En effet tous les matins des hirondelles tournent dans ma cour, se posent sur les fils à linge, gazouillent à tue tête, et parfois, en s’envolant, laissent un petit cadeau :

    Voici donc sur une feuille du figuier une fiente qui mesure environ 1,5 cm.

    hir.thumb.jpg.5a927e6683817beaf196d4a5ade26573.jpg

    En la diluant dans de l’eau , surtout la zone foncée, révèle un grand nombre de parties d’insectes. Sachant que les oiseaux n’ont pas de dents on peut s’interroger sur ce qui permet d’obtenir de si petits morceaux. Je pense que leur gésier doit contenir des particules de sable qui permettent la mastication.

    N’étant pas entomologiste pour deux sous, je ne m’avancerai pas sur l’identification des insectes ingérés, mais contrairement à ce qu’on pense ce ne sont pas que des moustiques !

    Il peut être utile d’utiliser une mini goutte de liquide vaisselle pour aider à mouiller les morceaux de kératine . A défaut d’identification on peut toutefois regrouper les structures par fonctions . Sauf mention contraire les images sont faites au x 15 :

    Les écailles d’ailes : on remarque la présence d’écailles longues et fines provenant certainement d’ailes de moustiques mais aussi d’autres types d’écailles :

    ecailS.thumb.jpg.308f060291773f43e779af294f7f0e8d.jpg

    Des fragments d’ailes où l’on distingue les pédicelles d’attache des écailles

    Voir ici : https://forum.MikrOscOpia.com/topic/19533-%C3%A9caille-des-papillons/#comment-81091

    ailes.thumb.jpg.801910df2054722ce0ded6c122a75d5a.jpg

    Des pattes difficiles à identifier car très morcelées

    patteS.thumb.jpg.5b9b19ff84915138d4bd869ed10e7908.jpg

    des cornées faciles à reconnaître par leurs éléments hexagonaux

    oeil.thumb.jpg.e6ee3d3a9ad112a83b2fba44f0c5ff2e.jpg

    des fragments d’épiderme ou d’élytres avec des ornementations circulaires et des poils aux centre de chacune

    ornem.thumb.jpg.2ada188d85bb08444a410b7a4f44a991.jpg

    des griffes / mandibules / palpes

    palpe.thumb.jpg.825236bf8def17c814eab640e18e99bd.jpg

    grifS.thumb.jpg.37752800aa25e81b21fc27a32fd04e63.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  9. Bonjour à tous

     

    Jean Marc , on peut utiliser le LM338 qui va à 3 A ce qui est largement suffisant pour des Leds . Pour calculer le courant dans R1 la formule est 1,25/R1. (R1 en ohms). L'inconvénient est que toute l'intensité va passer par le rhéostat R1 qui doit tenir le coup... ça se trouve des rhéostats 2 W mais c'est un peu cher.Je préconiserait un commutateur 6 positions commutant des résistances de puissance (entre 1 et 2 w) sachant que c'est rare qu'on ait besoin d'un réglage très fin de la lumière...*

    Je peux faire un schéma si besoin

    Amitiés

    JMC

     

    * J'ai une alim simplifiée pour led 1 W avec 2 positions : Normal et Boost cette dernière position n'étant utilisée que pour le X 40

  10. Bonjour

     

    En analogique il y a le LM338 K qui peut aller jusqu'à 5 ampères (3 A pour 338 sans K) et son montage en générateur de courant ci dessous.. On doit pouvoir remplacer R1 par un commutateur de plusieurs résistance supportant les intensités demandée; on n'a pas forcément besoin d'un réglage fin...

    lm338.jpg.25f2a26a49302c86a1b45cacc46737ae.jpg

    Amitiés

    JMC

  11. Bonjour

     

    vu sur ce site plusieurs types de radiateurs et même certains ventilés de petite taille . pour une LED 3 watts que l'on n'utilise pas toujours à pleine puissance cela doit suffire...Pour l'alimenter en courant continu c'est moins évident, les drivers "tout fait"  sortent en courant alternatif....

    radled.thumb.jpg.766d130f8f51af27e1a25521c473fd71.jpg

     

    Amitiés

    JMC

  12. Bonjour

    Je voudrais attirer l'attention sur le fait que ces petits modules d'alimentation ne sont pas  des générateurs de courant . Une faible variation du réglage de la tension peut faire varier dans de grandes proportions le courant dans la led .  voir ici 

    https://www.microscopies.com/DOSSIERS/Magazine/Articles/JMC-LEDS-2/LEDS2.htm

    A défaut un fusible en série avec la  LED me parait indispensable : par exemple pour LED 3 watts fusible 1,5 A, pour 10 watts 3,15 A ou 4 A etc...

     

    Amitiés

    JMC

     

  13. Bonjour Jean Luc

     

    Moi c'est Jean-Marie (pas Jean Marc ! )

    Le problème principal pour la LED c'est de pouvoir la positionner à la place de l'ampoule actuelle. Bien que la LED soit plus petite , il faut aussi loger son radiateur indispensable. Pour une remplacer une ampoule de 30 w on peut estimer qu'une LED 3 W (qui consomme 1 ampère) est suffisante. Les alims pour LEDS disponibles travaillent en courant constant mais en alternatif ! Il faut concevoir une alimentation filtrée en courant continu ou utiliser une alimentation de laboratoire réglable en courant.

    Il faudrait avoir une photo de l'ampoule en place pour voir si la transformation (réversible)  est possible

     

    Pour Neat Image le principe est de prendre un échantillon de bruit seul sur une zone unie de l'image et de faire son spectre en fréquence  puis le soustraire de l'Image. Probablement en utilisant la transformée de Fourier. Mais si on peut d'emblée obtenir une bonne image le post processing est inutile.

     

    AMitiés

    JMC

     

     

  14. Bonjour Jean Luc

     

    Vraiment intéressante ta démarche , que l'on pourrait aussi appliquer au zooplancton vivant et qui m'intéresse à ce titre !.

     

    Pour le scintillement (et les barres sur les images) la solution serait de passer en éclairage LED alimenté en courant continu filtré  , il pourrait être même possible au moment de la prise de vue de suralimenter brièvement la LED pour faire un pseudo flash (comme sur les téléphones) .

     

    Pour le bruit on peut utiliser Neat image dont voici le résultat avec la version gratuite et en prenant comme échantillon un rectangle en haut à droite de l'image:

    compar.jpg.4549f99c1c0019f5c40d8d26a39a1776.jpg

    Amitiés

    JMC

  15. Bonjour Dominique

     

    Bonne initiative ! c'est intéressant de pouvoir suivre les populations au cours de l'année . On dirait que les premières images de la série sont en contraste de phase ? avec une certaine perte de résolution par rapport au fond clair me semble-t-il ...

     

    En parlant d'estran cela m'a rappelé ce site qui décrit pas mal d'espèces :

    https://nature22.com/estran22/estran.html

     

    Amitiés

    JMC

  16. Bonjour

     

    Lors de l'identification du copépode paracartia grani   Lien ci dessous

    https://forum.MikrOscOpia.com/topic/20108-reproduction-du-copépode-paracartia-grani/#comment-83424

     

    L'identification avait été facilitée par sa pince (P5) :

    Photo-3173R.jpg.7ef869bc6d273a34061d29f97c6fb1b1.jpg

     

    en reprenant une autre lame voici une nouvelle pince qui parait utiliser le même principe et permet d'identifier l'espèce  : Acartia clausi de la même famille que le précédent . (Image au x 40)

     

    pinceacartia.jpg.a241e9fce025a0a6e0de152160c8c236.jpg

     

    Une photo du mâle : ce n'est pas sa pince qui est un peu cachée (flèche) mais celle d'un autre spécimen : (Image au x 6,3). L'antenne géniculée est celle de  gauche sur l'image

    acartiaclausi.jpg.589ee701396bf652802b7540d3bf319c.jpg

     

    Pour l'instant je n'ai pas identifié la femelle mais il doit y en avoir sur la lame.

     

    Identification grâce a  "M.ROSE(Faune de France 26)Copepodes-pelagiques".  J'en profite pour rendre hommage à tous ces scientifiques, qui ne disposant pas de moyens photos aussi pratiques que les nôtres, ont réalisé à la main les dessins des détails d'identification !

     

    Amitiés

    JMC

     

  17. Bonjour

     

    Il me semble que les diodes laser rouges sont alimentés en 2,2 volts et environ 30 mA.. Elle sont chatouilleuses sur la régulation/limitation du courant (risque d'emballement thermique) . Démonte la platine et vois le cheminement du  PCB ... peut être y a t il juste une résistance entre le laser et la pile ? A moins qu'il y ait du monde en CMS du coté cuivre ! D'ailleurs on ne voit pas d'où vient l'alimentation de cette platine...

     

    AMitiés

    JMC

  18. Bonjour

     

    Peut être que le circuit sert a allumer alternativement l'un et l'autre laser...Essaye de nettoyer avec un pinceau et de l'alcool , retourne le PCB pour voir s'il n'y a pas une puce dessous, tu en prends une photo pour voir les pistes  et on essayera de faire de la rétro ingénierie; il n 'y a pas beaucoup de composants, c'est jouable...

     

    Amitiés

    JMC

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